Le club londonien a fixé sa fête au 31 mai, au lendemain de la finale de Ligue des champions face au PSG, dans l’espoir de célébrer deux trophées.
À peine champions, déjà tournés vers la suite. Sacrés champions d’Angleterre mardi soir, vingt-deux ans après leur dernier titre, les joueurs d’Arsenal ont fêté l’événement champagne en main jusqu’au petit matin. Mais à peine la gueule de bois dissipée, le club a dévoilé un plan qui en dit long sur son état d’esprit. La parade des supporters n’aura pas lieu tout de suite. Elle est fixée au dimanche 31 mai. Soit le lendemain exact de la finale de Ligue des champions face au PSG. Un choix de calendrier qui n’a rien d’un hasard. Arsenal vise double.
Un report calculé, pas un oubli
L’annonce est tombée ce mercredi 20 mai, directement sur les réseaux du club. « Notez la date », a écrit Arsenal, confirmant une parade avec ses supporters le dimanche 31 mai à partir de 14h, heure locale. Le défilé se fera à bord d’un bus impérial dans les rues du Nord de Londres, fief historique des Gunners.
Pourquoi attendre onze jours après le sacre ? La réponse tient en une date : le 30 mai. Ce samedi-là, Arsenal disputera la finale de la Ligue des champions face au Paris Saint-Germain, à la Puskás Aréna de Budapest, avec un coup d’envoi fixé à 18h. Pas question, donc, de fêter la Premier League juste avant d’affronter Paris. Le club a préféré tout regrouper.
Un petit geste, un grand changement. En décalant simplement sa parade de quelques jours, Arsenal s’offre la possibilité de transformer une fête en triomphe absolu. Le 31 mai, les Gunners présenteront à leurs supporters soit le seul trophée de champion d’Angleterre, soit ce trophée accompagné de la première Ligue des champions de leur histoire.
Le pari d’un doublé historique
Car c’est bien là tout l’enjeu. Arsenal n’a jamais remporté la Ligue des champions. Le club londonien n’a connu qu’une seule finale, perdue en 2006 face au FC Barcelone. Vingt ans plus tard, les hommes de Mikel Arteta ont l’occasion d’écrire une page totalement inédite.
Le scénario rêvé serait spectaculaire : un doublé Premier League-Ligue des champions, du jamais-vu dans l’histoire du club. De quoi placer Arteta dans une dimension légendaire, lui qui a déjà mis fin à 22 ans de disette en championnat. Le technicien espagnol, ancien joueur et ancien capitaine d’Arsenal, pourrait devenir l’homme qui a tout gagné.
Mais le défi est immense. En face, le PSG n’est pas n’importe quel adversaire. Le club parisien est le tenant du titre, vainqueur écrasant de l’édition 2025 face à l’Inter Milan (5-0), la plus large victoire de l’histoire d’une finale de Ligue des champions. Luis Enrique et ses hommes visent un doublé européen consécutif, exploit rarissime dans le football moderne.
Quand le PSG montrait déjà la voie
Le calendrier marseillais d’Arsenal rappelle d’ailleurs un précédent récent. L’an dernier, le PSG avait célébré sa première Ligue des champions le 1er juin 2025, au lendemain de sa victoire face à l’Inter. Les Parisiens avaient paradé sur les Champs-Élysées avant de prolonger la fête au Parc des Princes avec leurs supporters.
Arsenal s’inscrit dans la même logique : attendre le verdict européen avant de sortir les bus. Une manière aussi de mettre la pression sur soi-même. En programmant la parade le lendemain de la finale, le club affiche clairement sa confiance et son ambition. Pas de fête anticipée, pas de relâchement : tout est suspendu au résultat de Budapest.
Une finale, deux champions nationaux
Cette finale du 30 mai a une saveur particulière. Pour la première fois depuis 2020, elle oppose deux champions nationaux. Le PSG a été sacré en Ligue 1, Arsenal vient de l’être en Premier League. Deux équipes au sommet de leur championnat, deux projets aboutis, deux entraîneurs au style affirmé.
Détail piquant : Mikel Arteta, l’entraîneur d’Arsenal, est un ancien joueur du PSG. Éliminé par Paris en demi-finale de la Ligue des champions la saison dernière, le technicien espagnol connaît bien l’adversaire. Cette fois, c’est en finale qu’il retrouvera le club parisien. Une revanche à portée de main.
Le 31 mai, un rendez-vous à double visage
Pour les supporters d’Arsenal, le dimanche 31 mai sera donc un rendez-vous à l’issue incertaine. Ambiance euphorique et historique en cas de doublé. Ou célébration plus douce-amère, centrée sur le seul titre national, en cas de défaite à Budapest.
Le trajet exact de la parade reste à confirmer. Il y a deux ans, lorsque Arsenal espérait déjà décrocher la Premier League, le tracé prévu partait de l’Emirates Stadium pour y revenir. Le club devrait s’inspirer de ce schéma. Une chose est sûre : les rues du Nord de Londres se prépareront à accueillir une marée rouge et blanche.
Reste désormais à savoir combien de trophées le bus impérial transportera. Réponse le 30 mai, à Budapest. Avant une fête déjà inscrite au calendrier, quoi qu’il arrive.