Finale de la Coupe de France : Puel écarte deux joueurs, le vestiaire niçois sous tension avant Lens

Gabriel Gromellon

21 mai 2026 16h29

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Finale de la Coupe de France : Puel écarte deux joueurs, le vestiaire niçois sous tension avant Lens

Crédit Photo - IconSport

À la veille de la finale au Stade de France, Claude Puel a laissé Salis Abdul Samed et Tanguy Ndombélé hors du groupe niçois, sur fond d’accrochage.

 À vingt-quatre heures du grand rendez-vous, l’ambiance se tend déjà du côté de Nice. Ce vendredi 22 mai 2026, le Stade de France accueille la 108e finale de la Coupe de France entre le RC Lens et l’OGC Nice. Une affiche à enjeux multiples. Mais avant même le coup d’envoi, Claude Puel a fait parler de lui en écartant deux joueurs de son groupe : Salis Abdul Samed et Tanguy Ndombélé. Deux absences, deux histoires bien différentes. Et un signal clair envoyé à un vestiaire fragilisé. On ne s’en doute pas toujours, mais une finale peut se jouer dès la veille, dans les coulisses.

Abdul Samed écarté après un accrochage avec Puel

C’est l’absence qui fait le plus parler. Salis Abdul Samed, ancien milieu de terrain du RC Lens, ne sera pas du voyage à Saint-Denis. Et la raison n’est pas sportive. Selon les informations de RMC Sport, le ton est monté dans le vestiaire après le match nul concédé à Metz (0-0) dimanche dernier.

Non entré en jeu ce jour-là, le milieu ghanéen a fait connaître son mécontentement. Un message mal perçu par Claude Puel, qui a peu apprécié l’accrochage. Le technicien français a tranché fermement : Abdul Samed s’est entraîné seul toute la semaine. Une sanction qui en dit long sur les tensions internes d’un groupe sous pression.

Ndombélé, une absence purement sportive

Le second écarté, c’est Tanguy Ndombélé. Pour l’ancien international français, le contexte est différent. Selon RMC Sport, son éviction du groupe relève d’un choix purement sportif. L’ancien milieu de Tottenham, arrivé sur la Côte d’Azur avec de grandes attentes, peine toujours à retrouver son meilleur niveau.

Un petit geste, un grand changement. En laissant deux milieux de côté à la veille d’une finale, Puel assume un choix fort et resserre son groupe à 23 joueurs. Une manière d’affirmer son autorité, mais aussi un pari risqué, alors que la profondeur d’effectif sera précieuse pour le sprint final de la saison.

Les ex-Lensois bien présents côté niçois

Si Abdul Samed, passé par le Racing, manque à l’appel, les autres anciens Sang et Or seront bien là pour défier leur ancien club. Jonathan Clauss, Juma Bah et Elye Wahi figurent dans le groupe niçois. Un détail qui a son importance.

Elye Wahi, en particulier, sera un homme à surveiller. C’est lui qui a qualifié Nice pour la finale grâce à un doublé en demi-finale face à Strasbourg. Un ancien Lensois qui pourrait jouer les trouble-fêtes face à son club formateur. De quoi pimenter encore un peu plus cette affiche.

Lens vise un sacre historique

De l’autre côté, le RC Lens aborde cette finale avec un objectif clair : décrocher la toute première Coupe de France de son histoire. Le club artésien n’a jamais soulevé ce trophée. Une anomalie pour une institution aussi populaire du football français.

Les anciens Lensois de la génération 1998 l’ont rappelé ces derniers jours : cette coupe leur a toujours échappé. L’occasion est belle pour les hommes de Pierre Sage de parachever une superbe saison et d’entrer dans la légende du club. Favori de cette finale, Lens devra toutefois se méfier d’une équipe niçoise galvanisée par l’enjeu.

Pour Nice, une finale entre deux feux

Pour l’OGC Nice, la situation est plus complexe. Les Aiglons vivent une fin de saison sous très haute tension. En difficulté en championnat, le club azuréen doit assurer son maintien en Ligue 1 via un barrage décisif contre l’AS Saint-Étienne, prévu en deux manches les mardi 26 et vendredi 29 mai.

Certains observateurs imaginaient Puel ménager ses cadres pour se concentrer sur ce barrage. Le sélectionneur a dissipé les doutes : Nice jouera la finale à fond. Cette Coupe de France représente une bouffée d’oxygène et une chance de sauver une saison compliquée. Mais le calendrier est cruel : à peine la finale digérée, il faudra basculer sur l’opération maintien.

Une finale qui dépasse le simple cadre du trophée

Au fond, cette finale raconte deux trajectoires opposées. D’un côté, un Lens conquérant, qui veut transformer une belle saison en titre historique. De l’autre, un Nice au bord du gouffre, qui cherche dans cette coupe une raison d’y croire encore.

Rendez-vous est pris ce vendredi à 21h au Stade de France. Avec, en toile de fond, un vestiaire niçois fissuré, des retrouvailles entre anciens Lensois, et l’immense pression d’un trophée qui peut tout changer. Pour Lens comme pour Nice, cette finale a déjà valeur de tournant.