Le jeune attaquant brésilien, retenu pour son premier Mondial, affiche un immense respect pour les Lions de l’Atlas avant l’entrée en lice de la Seleção.
Il n’a que 19 ans, mais il a déjà compris ce qui l’attend. Sélectionné par Carlo Ancelotti pour disputer sa toute première Coupe du monde, Endrick prévient : le premier match du Brésil contre le Maroc, mi-juin aux États-Unis, n’aura rien d’une simple formalité de phase de groupes. Le prodige de la Seleção va même plus loin, en comparant cette affiche à un rendez-vous bien plus tardif dans le tournoi. Une déclaration qui en dit long sur le statut acquis par le football marocain ces dernières années.
« Une demi-finale de Coupe du monde »
Dans un entretien accordé au média marocain Le360 Sport, le jeune attaquant n’a pas mâché ses mots. Selon lui, l’opposition entre le Brésil et le Maroc pourrait largement ressembler à une rencontre du dernier carré. Une formule forte, qui hisse les Lions de l’Atlas au rang des grandes nations du football mondial.
Endrick a justifié son propos en évoquant le parcours marocain lors du précédent Mondial. « Le Maroc était au rendez-vous lors de la dernière édition, et le Brésil arrive toujours avec l’objectif de remporter le titre. Ce sera l’un des matchs les plus relevés de la phase de groupes », a confié le joueur. Une manière de rappeler que cette affiche d’ouverture sera scrutée bien au-delà des deux pays concernés.
Le respect pour un Maroc qui a changé de dimension
Si le prodige brésilien se méfie autant, ce n’est pas un hasard. Le Maroc a marqué les esprits au Qatar en atteignant le dernier carré de la compétition, une première historique pour une sélection africaine. Depuis, les Lions de l’Atlas ont confirmé leur statut au plus haut niveau.
Un petit geste, un grand changement. En quelques années, le football marocain est passé du rang d’outsider à celui d’adversaire redouté par les plus grands. Endrick l’a souligné sans détour : cette équipe a prouvé qu’elle ne se contentait pas de figurer dans les grandes compétitions. Un avis que partage d’ailleurs son sélectionneur, Carlo Ancelotti, qui a lui-même désigné le Maroc comme l’adversaire le plus dangereux du groupe.
Un groupe C aux allures de piège
Le tirage au sort a placé le Brésil dans le groupe C, en compagnie du Maroc, mais aussi d’Haïti et de l’Écosse. Un plateau que beaucoup jugent relevé, à commencer par le staff de la Seleção. Les Brésiliens ouvriront leur Mondial face aux Marocains au MetLife Stadium, dans la région de New York, mi-juin.
Le calendrier de la phase de groupes se poursuivra ensuite contre Haïti à Philadelphie, puis face à l’Écosse à Miami. Trois adversaires venus de trois continents différents, ce qui illustre selon Ancelotti l’esprit même de la Coupe du monde. Pour le Brésil, quintuple champion du monde, l’objectif reste immuable : la victoire finale.
Endrick, un prêt à Lyon qui a tout changé
La présence d’Endrick dans cette liste n’allait pas de soi il y a encore quelques mois. Le jeune attaquant, propriété du Real Madrid, manquait cruellement de temps de jeu en Espagne. Pour relancer sa carrière, il a été prêté à l’Olympique Lyonnais lors de la seconde partie de la saison 2025-2026.
Le pari s’est révélé payant. En retrouvant une place de titulaire et de la confiance en Ligue 1, le prodige de 19 ans a convaincu Carlo Ancelotti de l’intégrer parmi les 26 joueurs retenus pour le Mondial. Une belle récompense pour un joueur révélé très jeune à Palmeiras, et dont l’avenir reste prometteur.
Deux amicaux avant le grand saut
Avant de se lancer dans la compétition, la Seleção peaufinera sa préparation au cours de deux matchs amicaux. Le Brésil affrontera d’abord le Panama, puis l’Égypte, deux rencontres destinées à monter en puissance et à roder les automatismes.
Ces tests seront aussi l’occasion pour Ancelotti d’affiner ses choix et de tester ses combinaisons offensives. Avec Neymar, Vinicius Junior, Raphinha et le jeune Endrick, le sélectionneur italien dispose d’un arsenal impressionnant. Reste à trouver le bon équilibre, dans un effectif privé de Rodrygo, forfait sur blessure.
Un premier rendez-vous qui donnera le ton
Au fond, les mots d’Endrick traduisent une réalité du football moderne : il n’y a plus de match facile dans une Coupe du monde, surtout face à un Maroc devenu une référence. Pour le Brésil, cette entrée en lice aura valeur de test grandeur nature.
Bien démarrer face aux Lions de l’Atlas permettrait à la Seleção d’aborder la suite du tournoi avec sérénité. À l’inverse, un faux pas placerait immédiatement la pression sur les épaules des coéquipiers de Neymar. Endrick l’a bien compris : ce premier match pèsera lourd. Et le jeune attaquant semble déjà prêt à relever le défi.