DNCG : Un club pro en sursis, trois clubs rétrogradés… le verdict du jour

Gabriel Gromellon

28 mai 2026 20h49

Ajouter comme source préférée sur Google
DNCG : Un club pro en sursis, trois clubs rétrogradés… le verdict du jour

Crédit Photo - IconSport

Le gendarme financier du football a rendu ses décisions ce jeudi pour plusieurs clubs professionnels et amateurs.

Deuxième journée d’auditions, deuxième salve de verdicts. Ce jeudi 28 mai 2026, la Direction Nationale du Contrôle de Gestion a poursuivi son examen des comptes des clubs français, du sommet de la pyramide jusqu’au National 3. Et si la journée a été plutôt douce pour les pensionnaires de Ligue 1 et Ligue 2, le couperet est tombé pour plusieurs formations amateures. Trois clubs ont été rétrogradés administrativement, un quatrième vit dans l’incertitude. Tour d’horizon des décisions qui redessinent une partie du football français.

Côté pro, une journée plutôt clémente

Commençons par le haut de la pyramide. La Commission de Contrôle des Clubs Professionnels a rendu son verdict pour plusieurs clubs de l’élite et de l’antichambre. Et pour une fois, les nouvelles sont globalement bonnes.

En Ligue 1, Angers SCO a vu son dossier validé sans aucune mesure prise à son encontre. En Ligue 2, quatre clubs ont reçu un feu vert tout aussi rassurant : l’EA Guingamp, le FC Metz, le Montpellier Hérault SC et le Pau FC pourront aborder la saison à venir l’esprit tranquille. Aucune sanction ni encadrement n’a été prononcé à leur égard.

Dunkerque dans l’attente, un sursis à statuer

Tous les clubs professionnels n’ont pas eu droit à un dénouement aussi serein. L’USL Dunkerque, pensionnaire de Ligue 2, repart en effet avec un sursis à statuer.

Un petit geste, un grand changement. Concrètement, la DNCG a demandé au club nordiste de fournir des éléments complémentaires avant de rendre un verdict définitif. Une situation d’incertitude qui place Dunkerque sous surveillance, dans l’attente d’une seconde audition. Le club devra présenter des garanties supplémentaires pour valider son budget et pouvoir préparer sereinement la prochaine saison.

Cinq clubs amateurs valident leur budget

Bonne nouvelle dans le monde amateur, plusieurs clubs de National 3 ont vu leur budget accepté en l’état par le gendarme financier. Cinq formations peuvent ainsi pousser un grand ouf de soulagement.

Sont concernés l’USSA Vertou, le Sainte-Geneviève FC, l’ES Thaon, le Vannes OC et le CA Pontarlier. Pour ces clubs, le passage devant la DNCG s’est déroulé sans accroc, ce qui leur permet d’aborder la saison à venir dans des conditions normales. Une validation pleine et entière, sans aucune mesure restrictive.

Quatre clubs sous masse salariale encadrée

Le verdict a été plus mitigé pour quatre autres pensionnaires de National 3. Sans subir de rétrogradation, ces formations devront tout de même composer avec une mesure restrictive directe : un encadrement de la masse salariale.

L’ES Cannet-Rocheville, l’US Vimy, le Vierzon FC et l’AS Vitré sont les clubs concernés. Cette décision viendra peser sur leur mercato à venir, en limitant leur capacité à recruter et à rémunérer leurs joueurs. Une forme d’avertissement budgétaire, sans aller jusqu’à la sanction sportive immédiate. Ces clubs devront prouver leur sérieux financier dans les mois qui viennent.

Trois clubs rétrogradés en Régional 1

La sanction la plus lourde du jour concerne trois formations de National 3. Saran FC, Les Sables VF et Les Genêts d’Anglet ont écopé d’une rétrogradation administrative en Régional 1, soit une descente d’un échelon imposée par le gendarme financier.

A lire aussi : L’ordre des repêchages en National 1

Pour ces clubs, le coup est rude. Cette décision les prive de leur statut national, indépendamment de leurs résultats sportifs sur la pelouse. Saran, Les Sables-d’Olonne et Anglet basculent ainsi dans le football régional, ce qui implique des conséquences importantes en termes de calendrier, de visibilité, mais aussi de capacité à attirer ou conserver leurs joueurs. Un appel reste toutefois envisageable pour tenter d’infléchir la décision.

Une journée bien moins violente que la veille

Ces décisions du 28 mai s’inscrivent dans le marathon des auditions estivales de la DNCG. La journée du jour fait toutefois figure d’épisode relativement apaisé par rapport à celle de la veille.

Le 27 mai avait en effet été marqué par une décision retentissante : l’exclusion totale du Stade Poitevin des compétitions nationales, sur fond de soupçons de faux documents financiers. Le C’Chartres Football avait également été rétrogradé en Régional 1. Comparée à cette journée noire, la session du 28 mai apparaît plus mesurée, avec des sanctions concentrées sur le bas de la pyramide.

Un processus d’audition encore loin d’être terminé

Au fond, ces décisions ne sont qu’une étape dans le long processus de contrôle annuel mené par la DNCG. Le gendarme financier va poursuivre ses auditions dans les semaines à venir, jusqu’à examiner l’ensemble des clubs professionnels et amateurs concernés.

Plusieurs gros dossiers restent à venir, notamment celui de l’Olympique de Marseille, qui a obtenu un report de son audition à la fin du mois de juin pour avoir le temps de réaliser des ventes. Tous les clubs sanctionnés ce jeudi disposent par ailleurs d’un droit de recours pour contester les décisions rendues. Pour Saran, Les Sables, Anglet et les autres, l’été s’annonce donc encore long. Une chose est sûre : la DNCG ne ménage personne, et le football français doit composer avec une exigence financière de plus en plus stricte.