Équipe de France : Le Graët valide Zidane pour succéder à Deschamps mais assume son choix de 2022

Gabriel Gromellon

2 juin 2026 09h56

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Équipe de France : Le Graët valide Zidane pour succéder à Deschamps mais assume son choix de 2022

Crédit Photo - IconSport

L’ancien président de la Fédération s’est exprimé sur l’avenir des Bleus dans un entretien à Ouest-France.

Le sujet est sur toutes les lèvres à l’aube de la Coupe du monde 2026. Qui pour succéder à Didier Deschamps, dont le mandat s’achèvera en juillet après quatorze années sur le banc des Bleus ? Et alors que le nom de Zinédine Zidane revient avec insistance, Noël Le Graët a livré son point de vue dans les colonnes de Ouest-France. L’ancien président de la Fédération française de football, qui avait préféré Deschamps à Zidane en 2022, valide pleinement aujourd’hui le profil du champion du monde 1998. Mais sans renier ses choix passés. Décryptage d’une prise de parole qui éclaire l’avenir des Bleus.

Zidane, un choix qui s’impose pour Le Graët

Quatorze ans à la tête de la Fédération, ça forge un regard. Et celui de Noël Le Graët sur Zinédine Zidane est aujourd’hui sans ambiguïté. Interrogé par Ouest-France sur la perspective d’une arrivée du champion du monde 1998 à la tête des Bleus, l’ancien président s’est montré particulièrement clair.

« Qui peut sérieusement remettre en cause ses compétences ? Il a gagné trois Ligues des champions consécutives avec le Real Madrid. Ce n’est pas un hasard. Il connaît parfaitement le football, il comprend les grands joueurs et les grands rendez-vous », a-t-il déclaré au quotidien régional. Une analyse qui résume parfaitement l’aura de Zidane sur la scène mondiale, et qui en fait sans surprise le grand favori pour la succession.

« Son nom s’impose naturellement »

Un petit geste, un grand changement. Le Graët a poussé encore plus loin son analyse, en évoquant l’évidence d’un choix Zidane. Pour l’ancien dirigeant breton, le palmarès et le statut du Marseillais le placent au-dessus de tous les autres candidats potentiels.

« Quand un entraîneur français a eu ces résultats et qu’il bénéficie d’une telle aura dans le football mondial, son nom s’impose naturellement dans la réflexion », a-t-il insisté, toujours auprès de Ouest-France. Avant de préciser : « Après, encore une fois, je ne sais pas ce qui a été décidé ou non. Mais personne ne peut nier qu’il a le profil pour diriger l’équipe de France. » Une validation pleine et entière, qui pèse dans le débat actuel.

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« La question ne s’est jamais posée » en 2022

Mais Le Graët n’a pas seulement parlé d’avenir. Il a aussi assumé ses choix passés, et notamment celui de prolonger Didier Deschamps après la Coupe du monde 2022, malgré une finale perdue contre l’Argentine de Lionel Messi. À l’époque, beaucoup d’observateurs imaginaient déjà Zidane sur le banc des Bleus.

Mais l’ancien président de la FFF n’a jamais sérieusement envisagé cette option. « La question ne s’est jamais posée », a-t-il assuré dans Ouest-France. « Parce que Didier Deschamps obtenait des résultats exceptionnels. Mon rôle était de protéger mon sélectionneur. À ce moment-là, Didier souhaitait continuer et il n’y avait aucune raison de changer. » Une fidélité assumée, qui avait fait grincer des dents en France à l’époque.

Le souvenir d’une polémique brûlante

Au-delà de cette explication, l’ombre de la polémique de janvier 2023 plane sur cet entretien. À l’époque, Noël Le Graët avait choqué tout le football français en lançant sur RMC un « j’en ai rien à secouer » à propos de l’avenir de Zinédine Zidane.

Ces propos jugés irrespectueux avaient provoqué une vague d’indignation, jusqu’à entraîner la chute de Le Graët de son fauteuil de président de la FFF quelques semaines plus tard. Aujourd’hui, l’ancien dirigeant semble vouloir tourner la page en multipliant les éloges sur celui qu’il avait pourtant tant méprisé. Une forme de réhabilitation de l’image, à défaut d’un véritable mea culpa public.

Un compliment appuyé pour Mbappé

Dans cet entretien à Ouest-France, Noël Le Graët n’a pas seulement évoqué la question Zidane. Il a aussi rendu hommage à Kylian Mbappé, capitaine de l’équipe de France, avec qui il avait pourtant connu quelques tensions par le passé.

« Je l’apprécie beaucoup. Nous avons parfois eu quelques désaccords, mais cela arrive. Il reste un immense joueur. On le critique beaucoup alors qu’il continue de marquer énormément. C’est l’un des meilleurs joueurs du monde », a déclaré l’ancien président. Un message d’apaisement, qui contraste avec certaines périodes plus conflictuelles de son mandat à la tête de la Fédération.

L’épilogue d’une longue ère Deschamps

Sur le fond, ces propos de Le Graët accompagnent la fin d’un cycle historique. Didier Deschamps va boucler son mandat avec la Coupe du monde 2026, après quatorze années à la tête des Bleus. Un parcours marqué par un titre mondial en 2018, une finale en 2022, une finale d’Euro en 2016, et une qualification automatique pour le Mondial américain.

Le successeur sera dévoilé après la compétition. Et même si la Fédération entretient officiellement le suspense, le nom de Zidane revient avec une insistance qui ressemble fort à une évidence. À 53 ans, le champion du monde 1998 attend l’équipe de France depuis longtemps. Cette fois, le rendez-vous semble enfin proche.

Une succession à très haute tension

Au fond, cet entretien de Noël Le Graët illustre parfaitement l’importance du moment vécu par le football français. La transition à venir entre Deschamps et son successeur sera l’un des événements majeurs de l’année 2026.

D’un côté, un sélectionneur historique tire sa révérence après l’un des plus longs règnes de l’histoire des Bleus. De l’autre, un possible successeur de légende attend son heure depuis bientôt une décennie. Reste désormais à savoir comment se déroulera la Coupe du monde américaine pour fixer les esprits, et pour offrir à la France un nouveau cycle digne de ses ambitions. Avec Zidane comme grand favori, mais aussi avec d’autres noms qui pourraient émerger d’ici juillet. Le suspense, lui, reste entier.