Évincé du FC Nantes en décembre, Luis Castro avait été pris pour cible par Waldemar Kita, qui estimait s’être trompé en misant sur l’ancien entraîneur de l’USL Dunkerque.
Six mois plus tard, et après avoir réussi une opération maintien assez folle en Espagne, le technicien portugais a décidé de régler ses comptes avec le propriétaire du club nantais.
Luis Castro, un « simple » éducateur ?
La vengeance est un plat qui se mange froid, comme le veut le célèbre adage. Fin avril, Waldemar Kita accordait un entretien à Eurosport au cours duquel il tirait à boulets rouges sur Luis Castro, éphémère entraîneur du FC Nantes entre juillet et décembre 2025.
« J’aurais dû être plus vigilant. Ce coach va faire descendre deux clubs dans la même année. Je n’aurais pas dû prendre cet entraîneur sans expérience. Je l’ai dit et répété. On n’a jamais pris un entraîneur qui venait de L2. Ce type-là est à côté, c’est un éducateur. Il ne peut pas réussir. Après les matches amicaux, je disais qu’il fallait le dégager. »
Waldemar Kita, un président fantôme ?
Si Nantes est bel et bien descendu, le Levante de Luis Castro est parvenu à s’en sortir sur le fil. C’est donc le sentiment du devoir accompli que le Portugais a répondu aux critiques de son ancien employeur.
« Il pensait que j’allais faire descendre deux clubs. Mon avis, c’est que je n’en ai fait descendre aucun. La première semaine à Levante, j’ai plus parlé avec le propriétaire du club qu’avec celui de Nantes dans toute ma vie, déclare-t-il dans les colonnes de Ouest-France. C’est une personne qui ne regarde pas les entraînements. On a été ensemble deux ou trois fois dans notre vie. La fois où j’ai passé le plus de temps avec le propriétaire du FC Nantes, c’était une soirée avec les supporters. On n’a pas parlé de foot. »
Déçu de voir le FC Nantes en Ligue 2, un club « qu’il continue à suivre », Luis Castro a quitté le club la « conscience tranquille », malgré les critiques sur son rebond très rapide à Levante. « Je sais le travail que j’ai fait. J’avais dit ce dont nous avions besoin l’été dernier. » Sauf que les deux parties n’ont pas su s’entendre en ce qui concerne le recrutement. L’histoire d’un dialogue de sourds.