Coupe du monde 2026 : ces grandes stars qui vont manquer le Mondial sur blessure

Gabriel Gromellon

11 juin 2026 18h00

Ajouter comme source préférée sur Google
Coupe du monde 2026 : ces grandes stars qui vont manquer le Mondial sur blessure

Crédit Photo - IconSport

À l’heure du coup d’envoi, une longue série de forfaits frappe les sélections. Tour d’horizon des absents de marque, équipe par équipe.

C’est la rançon cruelle d’une saison interminable. Au moment où la Coupe du monde 2026 s’apprête à démarrer aux États-Unis, au Mexique et au Canada, les infirmeries des sélections n’ont jamais été aussi remplies. Des cadres, des révélations, des légendes : nombreux sont ceux qui ont dû renoncer au grand rendez-vous, parfois à quelques heures du départ. Certaines nations sont décimées, d’autres s’en sortent avec les honneurs. Voici le passage en revue des principaux blessés de ce Mondial, pays par pays.

Le Brésil, sélection martyre

Aucune équipe n’a autant souffert que la Seleção. Le Brésil aborde la compétition amputé de plusieurs éléments, victime d’une véritable cascade de pépins physiques. Un coup dur pour l’un des favoris du tournoi.

A lire aussi : Le programme TV de la coupe du monde

Un petit geste, un grand changement. La liste donne le vertige : Rodrygo, victime d’une rupture des ligaments croisés depuis mars, manquera un second Mondial consécutif. La pépite Estêvão, touchée à l’ischio, et le défenseur Éder Militão, blessé musculairement, sont également forfaits, tout comme le jeune Wesley. Quant à Neymar, rappelé pour la première fois depuis deux ans et demi et désigné capitaine, il est bien dans le groupe, mais une lésion au mollet impose la prudence. Son sélectionneur Carlo Ancelotti l’espère prêt pour le deuxième match si ce n’est le premier.

L’Allemagne et l’Espagne diminuées

Du côté des cadors européens, deux nations payent aussi un lourd tribut. L’Allemagne fait partie des sélections les plus touchées par les blessures, après une saison particulièrement éprouvante pour ses joueurs.

La Mannschaft devra composer sans son gardien Marc-André ter Stegen, absent depuis fin janvier, ni Serge Gnabry, victime d’une déchirure des adducteurs en avril, ni le jeune Lennart Karl, forfait de dernière minute. L’Espagne, elle, pensait avoir touché le fond avec la rupture des ligaments croisés de Samu Aghehowa, avant que Fermín López ne renonce à son tour sur une fracture du métatarse. La Roja devra par ailleurs surveiller de près l’état de Lamine Yamal, Nico Williams et Mikel Merino.

Les Pays-Bas privés de Xavi Simons

Les Oranje font aussi grise mine. La sélection néerlandaise a vu plusieurs de ses joueurs clés tomber au plus mauvais moment, bouleversant les plans du sélectionneur à l’approche du tournoi.

La perte la plus douloureuse est celle de Xavi Simons, victime d’une grave blessure au genou qui le tiendra éloigné des terrains de longs mois. L’ancien Parisien devra patienter encore avant de découvrir une première Coupe du monde. À ses côtés manqueront également le défenseur Jurriën Timber, contraint au forfait sur une douleur à l’aine et renvoyé chez lui, et le milieu Jerdy Schouten, victime de la même blessure au genou que Simons et absent jusqu’en 2027.

L’Argentine touchée, mais épargnée dans l’ensemble

Championne du monde en titre, l’Argentine s’en sort plutôt bien comparée à son grand voisin brésilien. Si quelques joueurs manquent à l’appel, il ne s’agit pas d’éléments majeurs du dispositif de Lionel Scaloni.

Juan Foyth, victime d’une rupture du tendon d’Achille depuis janvier, et les joueurs de Ligue 1 Joaquín Panichelli et Leonardo Balerdi, ce dernier forfait de dernière minute sur une alerte au mollet, ne seront pas du voyage. L’Albiceleste devra par ailleurs surveiller la forme disparate de plusieurs cadres appelés, comme Nico Paz, Leandro Paredes, Gonzalo Montiel ou encore Emiliano Martínez. L’essentiel de l’ossature reste toutefois disponible.

L’Afrique frappée de plein fouet

Plusieurs sélections africaines abordent le Mondial diminuées. Le Maroc, l’un des outsiders de la compétition, a notamment subi une série de coups durs jusqu’aux derniers instants avant l’annonce des listes définitives.

Les Lions de l’Atlas devront faire sans Hamza Igamane, forfait depuis la finale de la CAN sur une rupture des ligaments croisés, mais aussi sans Nayef Aguerd et Abde Ezzalzouli, écartés en pleine nuit et remplacés en urgence par Marwane Saadane et Amine Sbai. Le Ghana est lui aussi durement touché, avec les absences de Mohammed Salisu et de Mohammed Kudus, tous deux blessés depuis janvier. L’Algérie, de son côté, devra composer sans le fantasque Youcef Belaïli ni Anthony Mandréa.

Ces autres nations touchés

La liste des forfaits ne s’arrête pas là et touche de nombreuses sélections à travers le monde. Chaque équipe ou presque déplore son absent de marque, victime de la densité folle du calendrier moderne.

La Suède est privée de Dejan Kulusevski, toujours pas remis d’une opération du genou, et de Gustav Lundgren. Les pays organisateurs ne sont pas épargnés : les États-Unis font sans Cameron Carter-Vickers, et le Mexique sans son gardien remplaçant Luis Malagón. L’Autriche a vu Christoph Baumgartner se blesser à l’échauffement d’un match de préparation, tandis que l’Uruguay perd Giorgian de Arrascaeta, autre forfait de dernière minute. Le Paraguay, lui, sera privé de Julio Enciso au moins pour les deux premiers matchs.

La France retient son souffle pour Saliba

Et puis il y a les chanceux, ceux qui traversent cette période sans trop de dégâts. La France en fait partie, ne déplorant qu’un seul absent de marque : Hugo Ekitike, victime d’une rupture du tendon d’Achille en avril.

Les Bleus ont toutefois connu une grosse frayeur. Depuis début juin, le staff tremblait pour la santé de William Saliba, touché physiquement. Bonne nouvelle, le défenseur d’Arsenal devrait finalement tenir son rang et disputer la compétition. Un soulagement pour Didier Deschamps, qui a su préserver l’essentiel de son groupe avant le grand départ pour Boston.

Le Portugal, l’heureuse exception

Dans ce paysage marqué par les blessures, une nation tire son épingle du jeu de façon remarquable. Le Portugal fait figure de rare prétendant à être passé entre les gouttes, sans le moindre forfait majeur à déplorer.

Une chance insolente, qui permet à Roberto Martinez de disposer de l’intégralité de son arsenal. Avec une génération dorée au complet, la Seleção part avec un avantage non négligeable sur ses concurrents diminués. Au fond, cette interminable liste de forfaits rappelle une vérité du football moderne : les corps des joueurs, soumis à un rythme infernal, finissent par craquer. Et c’est souvent au pire moment. Reste à voir quelles sélections sauront le mieux surmonter ces absences pour aller au bout de l’aventure.