L’Australo-Iranien Alireza Faghani officiera lors de l’entrée en lice des Bleus, lui qui avait dirigé le mythique France-Argentine de 2018.
Les Bleus connaissent désormais l’homme qui tiendra le sifflet pour leur grand retour. À l’approche de leur entrée en lice dans la Coupe du monde 2026, prévue mardi face au Sénégal au MetLife Stadium, la FIFA a dévoilé l’identité de l’arbitre de cette affiche tant attendue. Et le nom retenu n’est pas inconnu des supporters français : Alireza Faghani, qui reste associé à l’un des plus beaux souvenirs récents de l’équipe de France. Un choix porteur de bonnes ondes pour les hommes de Didier Deschamps. Décryptage.
Un arbitre au parcours singulier
Derrière ce nom se cache un officiel au profil atypique. Souvent présenté comme australien, Alireza Faghani possède en réalité une double identité qui fait sa particularité. Un parcours de vie peu commun dans le monde de l’arbitrage.
Le programme TV de la coupe du monde
Un petit geste, un grand changement. Né en Iran, dans la ville de Kashmar, le directeur de jeu de 48 ans a d’abord officié de longues années dans son pays d’origine, où il fut élu à deux reprises meilleur arbitre national. Il s’est ensuite exilé en Australie, et représente désormais la fédération australienne. C’est donc un arbitre australo-iranien qui dirigera les Bleus, fort d’une carrière internationale entamée dès 2009.
Le souvenir doux du France-Argentine 2018
Pour les supporters tricolores, le nom de Faghani résonne immédiatement avec un match d’anthologie. L’arbitre était en effet au centre du terrain lors de l’un des matchs les plus mémorables de l’histoire récente des Bleus. Une rencontre devenue légendaire.
C’était en huitième de finale de la Coupe du monde 2018, en Russie. Faghani avait dirigé le spectaculaire France-Argentine, remporté 4-3 par les coéquipiers de Kylian Mbappé. Ce dernier avait alors crevé l’écran avec un doublé, avant le but somptueux de Benjamin Pavard. Quelques jours plus tard, les Bleus étaient sacrés champions du monde. De quoi associer l’arbitre à une dynamique extrêmement positive pour la sélection.
Un habitué des grands rendez-vous
Le choix de Faghani n’a rien d’un hasard. La FIFA a misé sur un officiel chevronné, rompu aux affiches de très haut niveau. Son expérience constitue un gage de sérieux pour un match d’ouverture aussi attendu que ce France-Sénégal.
Pour le Mondial 2026, il s’agira de sa troisième participation à une phase finale de Coupe du monde, après les éditions 2018 et 2022. Au cours de sa carrière, il a également arbitré des finales prestigieuses, comme celle de la Ligue des champions asiatique, de la Coupe d’Asie 2015, ou encore de la Coupe du monde des clubs 2025. Un palmarès qui témoigne de la confiance que lui accordent les instances internationales.
Un précédent moins heureux pour les Parisiens
Si le bilan est radieux pour l’équipe de France, il l’est beaucoup moins pour certains de ses cadres. Les joueurs issus du Paris Saint-Germain gardent en effet un souvenir nettement plus amer de l’arbitre. Une expérience récente et douloureuse.
L’été dernier, Faghani avait officié lors de la finale de la Coupe du monde des clubs 2025, lourdement perdue par le PSG face à Chelsea (0-3). Lors de cette rencontre, il avait notamment expulsé João Neves, coupable d’avoir tiré les cheveux de Marc Cucurella dans les dernières minutes. Un mauvais souvenir pour les Parisiens, qui espèrent que l’arbitre se montrera cette fois sous un jour plus favorable.
Un adversaire sénégalais revanchard
Au-delà de l’arbitre, c’est surtout l’adversaire qui inquiète. Ce France-Sénégal n’a rien d’anodin pour les Bleus, qui se souviennent d’un précédent traumatisant. L’histoire pourrait bien se répéter si les Tricolores prennent les Lions de la Teranga à la légère.
En 2002, déjà champions du monde en titre, les Bleus avaient été surpris par le Sénégal dès leur premier match de la compétition, lors d’une défaite restée dans les mémoires. Un scénario que Deschamps et ses hommes veulent à tout prix éviter. Les Sénégalais, ambitieux et talentueux, arrivent affamés et bien décidés à créer un nouvel exploit face à la France, finaliste de la dernière édition.
Un signal positif avant le grand saut
Au fond, cette désignation est plutôt bien accueillie du côté tricolore. Au-delà des superstitions, voir un arbitre associé à de si bons souvenirs prendre les commandes de ce match d’ouverture ne peut que rassurer un peu plus un groupe qui se veut conquérant. Un clin d’œil du destin, peut-être.
Mais les Bleus le savent : aucun arbitre ne gagnera le match à leur place. L’objectif reste inchangé, lancer idéalement la quête d’une troisième étoile en battant le Sénégal au MetLife Stadium. Le rendez-vous est fixé à mardi soir, pour une affiche qui marquera le véritable coup d’envoi de la compétition pour les hommes de Didier Deschamps. Et si Alireza Faghani portait, une nouvelle fois, chance à l’équipe de France ?