Coupe du monde 2026 : entré en jeu, Lukaku sauve la Belgique du piège égyptien

Gabriel Gromellon

15 juin 2026 23h02

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Coupe du monde 2026 : entré en jeu, Lukaku sauve la Belgique du piège égyptien

Crédit Photo - IconSport

Menés par les Pharaons, les Diables Rouges ont arraché le nul (1-1) grâce à l’entrée décisive de Romelu Lukaku, à l’origine de l’égalisation.

Un partage des points qui ressemble à un soulagement. Pour son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026, la Belgique a été solidement accrochée par l’Égypte (1-1), ce lundi 15 juin à Seattle, dans le groupe G. Longtemps menés par des Pharaons accrocheurs, les Diables Rouges ont dû s’en remettre à l’entrée en jeu de Romelu Lukaku, dont l’action a provoqué l’égalisation, pour éviter la défaite. Un nul qui laisse des regrets aux deux équipes. Récit d’une rencontre disputée. Tous les résultats sont à retrouver dans le classement de la Coupe du monde.

Un choc des stars très attendu

L’affiche promettait un duel de grande classe. Ce Belgique-Égypte opposait deux des plus grands talents de la planète, avec Kevin De Bruyne d’un côté et Mohamed Salah de l’autre. Un choc dans le choc, pour lancer le groupe G.

Un petit geste, un grand changement. Mais le match a eu du mal à décoller sur le plan technique. Sans doute gênées par la chaleur de Seattle, les deux équipes ont livré une rencontre hachée, au rythme saccadé. Une physionomie qui a plutôt fait les affaires de l’Égypte, bien organisée, et a empêché la Belgique de dérouler son football dans le premier acte.

Ashour plombe les Diables Rouges

Contre toute attente, ce sont les Pharaons qui ont frappé les premiers. À la 19e minute, l’Égypte a fait taire le Lumen Field en ouvrant le score sur une action rondement menée. Un coup de froid pour les favoris belges.

Sur cette action, Mohamed Salah a parfaitement décalé dans l’axe son ailier Emam Ashour, qui a contrôlé à l’entrée de la surface avant de tromper Thibaut Courtois d’une frappe flottante à ras de terre, avec un rebond traître. Un but plein de sang-froid, qui récompensait le bon début de match égyptien et plongeait la Belgique dans le doute. Les hommes de Rudi Garcia étaient prévenus.

La Belgique pousse mais bute sur Shoubir

Piqués au vif, les Diables Rouges ont multiplié les offensives pour revenir au score. Mais ils se sont heurtés à une défense égyptienne solide et à un gardien inspiré. La réussite n’était pas au rendez-vous.

Kevin De Bruyne a notamment trouvé le poteau sur un coup franc magnifiquement frappé. Le portier Shoubir, lui, a multiplié les interventions décisives, à l’image d’un arrêt réflexe somptueux sur une tête de Mechele en fin de match. La Belgique se créait les occasions, mais manquait cruellement de précision et de réussite dans le dernier geste, à l’image de Trossard, maladroit à bout portant.

L’Égypte passe tout près du break

Loin de se contenter de défendre, l’Égypte a même failli faire le break. En seconde période, les Pharaons se sont procuré plusieurs occasions de tuer le match, profitant des espaces laissés par une Belgique de plus en plus offensive. Le danger était réel.

L’alerte la plus chaude est venue d’une tête smashée de Salah, repoussée par Courtois, avant qu’Ashour ne reprenne de volée à côté. Marmoush a lui aussi manqué une grosse opportunité, ne parvenant pas à cadrer alors qu’il avait pris tout le monde de vitesse. Autant d’occasions qui, si elles avaient été converties, auraient pu offrir un exploit retentissant aux Pharaons. Mais la maladresse leur a coûté cher.

Lukaku, l’arme fatale de Rudi Garcia

Pour renverser la situation, Rudi Garcia a sorti son joker. L’entrée en jeu de Romelu Lukaku, meilleur buteur de l’histoire de la sélection belge, allait s’avérer décisive. Un changement payant, mais de manière inattendue.

À la 66e minute, sur son premier ballon, Lukaku a provoqué l’égalisation. Lancé par un centre de Meunier au point de penalty, l’attaquant s’est jeté sur le ballon, qui a finalement été dévié dans son propre but par le défenseur égyptien Hany. Un csc qui sauvait les Diables Rouges, et illustrait l’impact immédiat du buteur belge, capable de bonifier les offensives par sa simple présence.

Une fin de match à rebondissements

Le money-time a tenu en haleine les deux camps. Si la Belgique a longtemps poussé pour l’emporter, c’est paradoxalement l’Égypte qui a fini le match le mieux. Le scénario s’est inversé dans les ultimes minutes.

Les Pharaons se sont enhardis et ont exposé les Diables Rouges à quelques contres dangereux. Mais ni les Belges, avec un Lukaku tout proche de marquer, ni les Égyptiens n’ont réussi à faire la différence. Au coup de sifflet final, le score de 1-1 récompensait une Égypte courageuse et frustrait une Belgique qui visait clairement les trois points pour son entrée en lice.

L’Égypte attend toujours sa première victoire

Au-delà du résultat, ce nul confirme une statistique tenace pour les Pharaons. Malgré le plus beau palmarès du football africain, avec sept sacres en Coupe d’Afrique des Nations, l’Égypte n’a toujours jamais remporté le moindre match en Coupe du monde. Une malédiction qui perdure.

Pour sa quatrième participation, la sélection de Salah espérait enfin débloquer son compteur en Amérique. Si la victoire échappe encore aux Pharaons, ce point arraché face à un favori constitue tout de même une base encourageante. La prestation collective laisse entrevoir de belles choses pour la suite, dans un groupe G qui s’annonce indécis.

Un groupe G plus ouvert que jamais

Au fond, ce match nul rebat les cartes d’une poule particulièrement relevée. La Belgique, présentée comme l’une des favorites, n’a pas réussi à prendre le large, laissant toutes les options ouvertes pour ses concurrents. Tout reste à jouer.

Les Diables Rouges devront vite se ressaisir pour ne pas compromettre leurs ambitions, tandis que l’Égypte peut nourrir des regrets après avoir longtemps mené. Les deux équipes auront à cœur de se