Coupe du monde : une pépite de 20 ans fait basculer la Suisse vers une démonstration face à la Bosnie

Gabriel Gromellon

18 juin 2026 23h34

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Coupe du monde : une pépite de 20 ans fait basculer la Suisse vers une démonstration face à la Bosnie

Crédit Photo - IconSport

Longtemps muette, la Nati a explosé dans le dernier quart d’heure pour s’imposer 4-1 et s’emparer de la tête de son groupe.

Pendant plus de 70 minutes, on a cru à un remake. Une Suisse dominatrice, du jeu, des occasions… et toujours rien au tableau d’affichage, comme face au Qatar quelques jours plus tôt. Et puis tout a changé. En vingt minutes folles au SoFi Stadium de Los Angeles, la Nati a déroulé pour étriller la Bosnie-Herzégovine (4-1), portée par un jeune homme que peu connaissaient au coup d’envoi. Johan Manzambi, 20 ans, entré en cours de jeu, a tout fait basculer. Récit d’une soirée qui relance totalement les Helvètes.

Une première mi-temps de frustration

Le scénario avait des airs de déjà-vu. Dominatrice, la Suisse a posé le pied sur le ballon dès l’entame, multipliant les incursions par Dan Ndoye, sans parvenir à tromper la vigilance du portier bosnien Vasilj.

En face, la Bosnie défendait en bloc, fidèle à sa réputation de spécialiste du match nul. À la pause, le tableau d’affichage restait vierge, et le souvenir du faux pas initial planait sur les Helvètes.

Le tournant Manzambi

Tout s’est joué dans le coaching. En lançant Ruben Vargas puis le jeune Manzambi, le sélectionneur Murat Yakin a métamorphosé son équipe. Un petit geste, un grand changement : à peine entré, le numéro 9 a débloqué la situation d’une superbe demi-volée à la 74e minute.

La pépite de Fribourg n’allait pas s’arrêter là. Quelques minutes plus tard, sur un centre en retrait de Vargas, il concluait du plat du pied pour signer un doublé retentissant. Une entrée en jeu qui pourrait bien rebattre la hiérarchie offensive de la Nati.

Un dernier quart d’heure à sens unique

Une fois la digue rompue, la Suisse a déroulé. Entre les deux buts de Manzambi, Vargas avait lui-même fait le break d’une frappe croisée, profitant de la remise de Breel Embolo, déjà passeur dans la soirée.

La Bosnie, elle, a craqué physiquement et numériquement. L’expulsion de Muharemovic, dernier défenseur sur une percée d’Embolo, a définitivement scellé le sort d’une rencontre devenue à sens unique. Un basculement qui tranche avec le scénario cruel vécu face au Qatar en ouverture.

L’honneur bosnien et le penalty final

Les Dragons ont tout de même sauvé l’honneur. Dans le money-time, Mahmic a réduit l’écart d’une volée pure et sèche, récompense d’une équipe qui n’avait jamais cessé de se battre.

Mais la Nati a eu le dernier mot. Sur un penalty obtenu après une faute sur Djibril Sow et confirmé par la vidéo, le capitaine Granit Xhaka n’a pas tremblé pour fixer le score final à 4-1. Une addition lourde pour des Bosniens longtemps accrocheurs.

La Suisse prend les commandes

Au-delà de la manière, c’est la portée comptable qui compte. Grâce à ce large succès, la Suisse s’empare de la tête du groupe B, effaçant la déception de son entrée en lice.

Les Helvètes filent vers les seizièmes de finale et abordent désormais la suite avec un moral retrouvé. Le détail des positions est à suivre via le classement actualisé du Mondial, dans un groupe B qui s’est nettement clarifié ce soir.

Ce qu’il faut retenir

La Bosnie, invaincue depuis septembre 2025 et qualifiée au mental via les barrages, paie cher son passage à vide. Sa solidité aura tenu plus d’une heure avant de céder d’un coup.

Côté suisse, une certitude : un nom est né ce soir. La suite du parcours de la Nati, à retrouver dans le programme télé de la compétition, dira si la pépite Manzambi a définitivement gagné sa place dans le onze.