Le nouvel entraîneur milanais Ruben Amorim veut l’attaquant parisien, mais les finances du club italien imposent un montage bien précis.
Et si l’avenir de Gonçalo Ramos se jouait à des milliers de kilomètres de Paris ? Depuis l’arrivée de Ruben Amorim sur le banc de l’AC Milan, un nom revient avec insistance dans les colonnes de la presse italienne : celui du buteur portugais du PSG. Le technicien en aurait fait une priorité offensive. Le hic ? Privé de Ligue des champions, le club lombard n’a pas les moyens de ses ambitions. Derrière le rêve milanais se cache donc une équation financière délicate, qui conditionne tout le dossier.
Amorim a coché le nom de Ramos
Tout est parti d’un changement d’entraîneur. Nommé pour trois ans, plus une saison en option, Ruben Amorim a pris la succession de Massimiliano Allegri sur le banc de l’AC Milan.
Selon La Gazzetta dello Sport, le Portugais aurait rapidement désigné Gonçalo Ramos comme l’un de ses profils préférés pour son nouveau projet. Un petit geste, un grand changement : l’arrivée du coach a suffi à raviver un intérêt qui couvait depuis plusieurs mois.
Un attaquant en quête de temps de jeu
Côté joueur, le contexte se prête à un départ. Cantonné à un rôle de remplaçant de luxe au PSG, Ramos rêverait de plus de responsabilités pour franchir un palier.
Et ses statistiques plaident pour lui. Malgré un temps de jeu limité, l’international portugais a tout de même inscrit douze buts cette saison. Une efficacité qui maintient sa cote sur le marché européen, même après une période d’adaptation compliquée à son arrivée du Benfica.
Le rôle clé de Jorge Mendes
Dans l’ombre, un homme s’active pour faciliter l’opération. Le puissant agent Jorge Mendes chercherait à éloigner son protégé de la capitale française.
Il aurait déjà proposé Ramos à plusieurs clubs italiens dès le mois de janvier, comme le rappelle ce dossier sur l’attaquant proposé à deux cadors de Serie A. L’AC Milan, mais aussi la Juventus, figureraient parmi les pistes activées par l’entourage du joueur.
Le vrai obstacle : l’argent
C’est ici que le rêve se heurte à la réalité. Le PSG valoriserait son attaquant autour de 40 millions d’euros, une somme que Milan aurait du mal à débourser comptant.
Privé des revenus de la Ligue des champions après une décevante cinquième place, le club rossonero devrait composer avec un budget contraint. Plutôt qu’un achat sec, la piste privilégiée serait donc un prêt assorti d’une option ou d’une obligation d’achat, afin d’étaler le coût de l’opération.
Le PSG ne bradera pas
Reste à convaincre Paris, et rien n’est moins sûr. Si le club de la capitale n’est pas fermé à un départ en cas de réelle volonté du joueur, il n’entend pas céder son buteur au rabais.
Avec son efficacité et son statut d’international, Ramos conserve une vraie valeur aux yeux des dirigeants parisiens. Sous contrat jusqu’en 2028, il n’est sous aucune pression pour partir, ce qui complique d’autant la tâche des Milanais.
Un dossier suspendu au Mondial
En attendant, l’attaquant a la tête ailleurs. Il dispute actuellement la Coupe du monde avec le Portugal, où il doit composer avec la concurrence en attaque.
Souvent préféré sur le banc au profit de Cristiano Ronaldo, dont la prestation fantôme relance le débat au Portugal, Ramos cherche aussi à briller pour peser dans les discussions. Son avenir, lui, ne devrait se décanter qu’une fois le tournoi terminé.
Affaire à suivre
À ce stade, rien n’est donc acté, et la prudence reste de mise tant qu’aucune offre formelle n’a été déposée. L’intérêt est réel, mais les moyens manquent encore.
Tout dépendra de la capacité de Milan à boucler des ventes au préalable, et de la volonté du joueur de forcer son destin. Entre un rêve italien et un PSG inflexible, ce dossier promet d’animer l’été parisien.