Battus 4-0 par un Japon impitoyable, les Aigles de Carthage sont éliminés dès leur deuxième match, malgré le changement de sélectionneur.
On l’avait fait venir pour réaliser un miracle. Il n’aura assisté qu’à un naufrage. Nommé en catastrophe à la tête de la Tunisie après une entrée en lice ratée, Hervé Renard a vécu une soirée cauchemardesque face au Japon. Battus 4-0 à Monterrey, les Aigles de Carthage sont éliminés de la Coupe du monde avant même de disputer leur dernier match. Un fiasco qui interroge en profondeur, tant le mal semble dépasser la simple question du banc de touche. Récit d’une désillusion.
Un cauchemar dès la 4e minute
Le scénario redouté s’est mis en place immédiatement. Dès la quatrième minute, sur un centre en retrait de Nakamura, Daichi Kamada a surgi au cœur de la défense tunisienne pour ouvrir le score.
Une entame catastrophique, suivie de plusieurs frayeurs. Sans deux sauvetages décisifs de son gardien Aymen Dahmen, la Tunisie aurait pu sombrer encore plus tôt. Le ton était donné pour une rencontre à sens unique.
Ueda en bourreau des Aigles
Si un homme symbolise cette soirée, c’est bien Ayase Ueda. L’attaquant japonais a d’abord doublé la mise à la 31e minute d’une lourde frappe lointaine, profitant du laxisme de la défense adverse.
Un petit geste, un grand changement : son influence ne s’est pas arrêtée là. Passeur sur le troisième but de Junya Ito à la 69e, il a ensuite scellé le score d’une tête en cloche à la 83e. Un doublé et une passe décisive pour une performance majuscule.
Le miracle Renard n’a pas eu lieu
C’est là que réside la cruauté du moment. Réputé pour ses causeries légendaires et ses sauvetages improbables, le technicien français n’a cette fois trouvé aucune solution.
Visiblement furieux en première période, il est apparu résigné après la pause, impuissant face à la prestation de ses joueurs. Lui qui avait été appelé en pompier de luxe a vite mesuré l’ampleur du chantier, comme le laissait présager son arrivée express après le limogeage éclair de Sabri Lamouchi.
Un mal plus profond que le banc
Car le problème tunisien dépasse la question du sélectionneur. En deux matchs, les Aigles de Carthage ont encaissé neuf buts et n’en ont marqué qu’un seul, pour une seule victoire sur leurs huit