DNCG : quatre clubs amateurs voient leur rêve de National 2 brisé, cinq autres décrochent le ticket

Gabriel Gromellon

24 juin 2026 20h42

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DNCG : quatre clubs amateurs voient leur rêve de National 2 brisé, cinq autres décrochent le ticket

Crédit Photo - IconSport

Le gendarme financier du football français a rendu ce 24 juin ses décisions sur les clubs candidats à la montée chez les amateurs.

Pour certains, c’est l’apothéose. Pour d’autres, le coup de massue. Le gendarme financier du football français a rendu ses verdicts ce mercredi 24 juin pour les clubs amateurs candidats à une accession en National 2. Et le contraste est saisissant : pendant que cinq formations valident leur ticket pour l’étage supérieur, quatre autres voient la porte se fermer brutalement. Une journée à double visage, marquée aussi par plusieurs encadrements de masse salariale et un sursis attendu pour la suite.

Cinq clubs s’offrent le bonheur de la montée

Commençons par les bonnes nouvelles. Cinq clubs amateurs ont reçu l’autorisation d’accéder au championnat de National 2 pour la saison 2026-2027.

Il s’agit du TA Rennes, de l’AS Saint-Brieuc Cesson Ginglin, de l’ASPTT Caen, de l’US Mandelieu La Napoule et du Saint-Amand FC, tous issus de Régional 1. Un petit geste, un grand changement : pour ces formations, l’aval du gendarme financier scelle l’aboutissement d’une saison aboutie sur le plan sportif.

Saint-Jean-le-Blanc valide avec un bémol

Le FC Saint-Jean-le-Blanc rejoint lui aussi le quintette des heureux promus, mais avec une nuance. Le club orléanais a obtenu son accession en National 2, assortie toutefois d’un encadrement de sa masse salariale.

Une décision qui limitera ses marges de manœuvre côté recrutement et rémunération. Mais l’essentiel est ailleurs : le club savourera bien la montée tant attendue à l’étage supérieur du football national.

Quatre montées refusées : le crève-cœur

L’autre versant de cette journée est nettement plus douloureux. Quatre clubs se sont vu refuser leur accession au National 2, malgré leurs résultats sportifs.

Avoine Chinon OC, Berre SC, le FCE Mérignac Arlac et l’APM Metz FC, tous issus de Régional 1, devront ronger leur frein. Un coup dur pour ces formations, qui rejoint le triste précédent évoqué dans une précédente séance amateur qui avait déjà laissé des traces.

Des budgets validés et des marges encadrées

Au-delà des montées, la commission s’est également prononcée sur la santé financière de plusieurs pensionnaires de National 3. L’ASPTT Dijon et le Canet Roussillon FC voient ainsi leur budget accepté en l’état.

De leur côté, l’AS Trouville Deauville Villers et le GFC Ajaccio reçoivent un encadrement de leur masse salariale. Une mesure de précaution, qui ne remet pas en cause leur place dans le championnat mais limite leurs ambitions estivales sur le mercato.

Trois dossiers laissés en suspens

Pour terminer, trois dossiers restent à ce stade en attente. L’AS Steenvoorde, le FC Chalon et le club futsal d’Artistes Futsal se voient signifier un sursis à statuer.

Concrètement, la commission attend des éléments complémentaires avant de trancher définitivement leur situation. Ces clubs devront fournir les pièces réclamées pour espérer un verdict positif lors d’une prochaine séance.

Un contraste avec la séance pro

Cette journée des amateurs intervient au lendemain d’une séance plus médiatisée chez les professionnels. Mardi, la DNCG avait notamment placé l’Olympique de Marseille en sursis à statuer et encadré la masse salariale de l’AS Monaco, comme l’illustre le verdict très scruté du 23 juin.

De la Ligue 1 au Régional 1, la même rigueur s’applique. Et la commission rappelle, à chaque séance, que la santé financière conditionne tout projet sportif, même celui d’un jeune club qui rêvait simplement de monter d’une division.

Le droit de la dernière chance

Pour les clubs frappés par un refus d’accession, une dernière voie demeure : l’appel. Comme pour les décisions concernant les professionnels, ces verdicts de première instance restent susceptibles d’être contestés.

Les prochaines semaines diront si Avoine Chinon, Berre, Mérignac Arlac et Metz parviennent à faire valoir leur cas. Pour l’heure, il leur faudra digérer une décision qui sonne, sportivement, comme une douche froide.