Tableau virtuel des 16èmes : la France hériterait de la Suède, le Maroc défierait les Pays-Bas

Gabriel Gromellon

24 juin 2026 10h47

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Tableau virtuel des 16èmes : la France hériterait de la Suède, le Maroc défierait les Pays-Bas

Crédit Photo - IconSport

Si les classements restaient figés, les Bleus tomberaient sur l’un des bourreaux du Mondial 2018. Mais tout peut encore basculer.

Et si on regardait à quoi ressembleraient déjà les seizièmes de finale ? À l’issue de la deuxième journée, le tableau virtuel du Mondial 2026 esquisse de très belles affiches. Une France-Suède en cas de première place, un Pays-Bas-Maroc qui ferait saliver, un Argentine-Uruguay sud-américain, un Colombie-Croatie de gala. Rien n’est toutefois figé. Avec encore vingt-quatre rencontres à disputer, et seulement sept équipes qualifiées, le tableau final peut encore connaître mille bouleversements. Un petit geste, un grand changement.

Un tirage virtuel à la pelle d’affiches

Si la dernière journée ne changeait rien, plusieurs duels alléchants attendraient les amateurs. Le Pays-Bas-Maroc est sans doute le plus excitant, sept ans après l’exploit marocain au Qatar.

L’Amérique du Sud se déchirerait avec un Argentine-Uruguay, et le passionné Colombie-Croatie remettrait en scène deux nations toujours redoutables. Sans oublier un Allemagne-Paraguay ou un Portugal-Ghana. De quoi promettre une avalanche de chocs dès l’entrée dans la phase à élimination directe.

Quatre seules certitudes pour l’instant

À ce stade, seules quatre nations ont la certitude de finir premières de leur groupe. L’Allemagne, le Mexique et les États-Unis, hôtes du tournoi, ainsi que l’Argentine, tenante du titre, ont déjà verrouillé leur première place.

Toutes les autres ambitions restent suspendues à la dernière journée. Sept équipes seulement sont, à ce jour, officiellement qualifiées pour les seizièmes. Cinq sont déjà éliminées. Tout le reste se jouera dans la soirée et les nuits à venir, avec des matchs joués simultanément pour préserver l’équité.

France-Suède en cas de première place

Pour la France, le scénario est clair. Si les Bleus assurent la première place du groupe I, ils affronteront la Suède, actuelle troisième du groupe F, le mardi 30 juin à 23h, au MetLife Stadium du New Jersey.

Une affiche piégeuse, qui rappellerait des souvenirs douloureux : c’est face à la Suède, en novembre 2017, que les Bleus avaient encaissé un fameux but contre leur camp dans les arrêts de jeu. Mais tout cela suppose d’abord de ne pas s’incliner face à la Norvège vendredi, dans le choc qui décidera de la tête du groupe I.

Une équation à 495 possibilités

Si les Bleus finissent premiers, leur adversaire pourrait théoriquement venir de cinq groupes différents, parmi les huit meilleurs troisièmes. Le règlement de la FIFA prévoit même une équation qui comprend… 495 possibilités selon les calculs.

De quoi rendre l’exercice prospectif presque vain. Plus simplement, si la France finit deuxième, elle affrontera la deuxième du groupe E, soit la Côte d’Ivoire à ce stade. Tous les détails de ces scénarios d’adversaires méritent un coup d’œil avant vendredi.

Norvège, Pays-Bas, Brésil : les enjeux ailleurs

Les Bleus ne sont pas les seuls à jouer gros. La Norvège d’Erling Haaland affronterait, en l’état, la Côte d’Ivoire dans une affiche corsée pour les Scandinaves.

De l’autre côté du tableau, le Brésil et le Japon ouvriraient le bal. Chaque place compte, car l’organisation du tableau peut envoyer une équipe vers une partie chargée ou plus clémente. Le détail des positions reste, à chaque instant, à suivre via le classement actualisé du Mondial.

Une fin de poule sans Deschamps sur le banc

Côté tricolore, ce dernier rendez-vous aura une saveur particulière. Endeuillé par le décès de sa mère, Didier Deschamps a quitté le groupe pour rentrer en France.

Son adjoint Guy Stéphan assurera l’intérim sur le banc, comme il l’avait fait dans des circonstances similaires en 2022. Une absence à laquelle les joueurs voudront, à n’en pas douter, répondre par une prestation à la hauteur.

Tout reste à écrire

Pour l’heure, ce tableau virtuel ne reste qu’une photographie d’un instant. Les vingt-quatre dernières rencontres de poules vont sans doute en bousculer une bonne partie.

Le vrai tirage des seizièmes ne s’effectuera qu’après le coup de sifflet final du dernier match de groupes. D’ici là, tout reste possible, et chaque résultat peut tout faire basculer.