Mondial 2026 : Cap-Vert héroïque, Uruguay en plein naufrage, Belgique sauvée… le grand récap de la nuit

Gabriel Gromellon

27 juin 2026 07h21

Ajouter comme source préférée sur Google
Mondial 2026 : Cap-Vert héroïque, Uruguay en plein naufrage, Belgique sauvée… le grand récap de la nuit

Crédit Photo - IconSport

La dernière nuit de phase de groupes a livré son lot d’exploits, de désillusions et de scénarios fous de l’autre côté de l’Atlantique.

Vous dormiez, le Mondial s’enflammait. Après le festival des Bleus face à la Norvège, la nuit de vendredi à samedi a offert son lot de rebondissements aux couche-tard. Entre une qualification historique, l’élimination cruelle d’un géant sud-américain, le soulagement d’un favori européen et même une bagarre à l’entraînement, les dernières affiches de poules ont tenu toutes leurs promesses. Voici le récap complet de tout ce qu’il s’est passé pendant que la majorité de la France récupérait d’une longue semaine.

L’exploit : le Cap-Vert écrit l’histoire

C’est le conte de fées de ce premier tour. En arrachant un nul face à l’Arabie saoudite (0-0), le Cap-Vert a décroché une deuxième place totalement inattendue dans le groupe H.

Un petit geste, un grand changement : le petit archipel d’Afrique de l’Ouest, pour sa toute première participation à une Coupe du monde, se hisse en seizièmes de finale. Les « Requins bleus », qui avaient déjà tenu tête à l’Espagne en ouverture, défieront l’Argentine à Miami le 3 juillet. La fête a été totale dans le vestiaire.

Le naufrage : l’Uruguay sombre, Bielsa en crise

À l’inverse, la nuit a viré au cauchemar pour l’Uruguay. Battue par une Espagne pourtant en gestion (1-0), la Celeste quitte le Mondial dès le premier tour, troisième de son groupe avec seulement deux points.

Le tournant ? Une énorme bourde du gardien Fernando Muslera, 40 ans, qui a laissé filer une frappe d’Alex Baena. Remplacé à la pause, le portier historique symbolise l’échec collectif. La fin de match a viré à la nervosité, avec l’exclusion d’Agustín Canobbio, et l’avenir de Marcelo Bielsa, en froid avec son groupe, se pose désormais ouvertement.

Le soulagement : la Belgique évite le pire

Annoncés comme le premier gros candidat à la correctionnelle, les Diables Rouges ont fini par se rassurer. Face à la Nouvelle-Zélande, la Belgique a déroulé pour s’imposer largement (5-1) et terminer en tête du groupe G.

Un doublé de Leandro Trossard, puis des buts de Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku et Alexis Saelemaekers ont enfin libéré une sélection longtemps stérile, comme lors de son nul frustrant face à l’Iran. De quoi aborder les seizièmes avec un moral retrouvé.

Le suspense : l’Égypte qualifiée dans la douleur

Dans le même groupe, l’Égypte a validé son billet en tremblant. Accrochés par l’Iran (1-1), les Pharaons terminent deuxièmes et se qualifient pour les seizièmes.

Le scénario a été cruel pour les Iraniens, qui ont cru l’emporter dans le temps additionnel avant qu’un but de Khalilzadeh ne soit refusé pour hors-jeu par la vidéo. Ils ont même touché la barre par Taremi. L’Iran, troisième, doit désormais patienter pour savoir s’il figurera parmi les meilleurs troisièmes.

L’insolite : bagarre à l’entraînement du Panama

La tension n’était pas que sur les pelouses. À la veille de leur dernier match face à l’Angleterre, deux joueurs du Panama en sont venus aux mains à l’entraînement.

Selon les images relayées par plusieurs médias, Cecilio Waterman et un coéquipier ont dû être séparés par le reste du groupe. Le signe d’une frustration à vif, après deux défaites en autant de rencontres pour les Panaméens. La situation est vite rentrée dans l’ordre, mais l’épisode en dit long sur l’ambiance.

La fête : Seattle célèbre ses fiertés

Enfin, la soirée avait une dimension sociétale particulière à Seattle. La ville avait dédié le match Égypte-Iran à la cause LGBT+, son « match des fiertés ».

Si les deux fédérations ont refusé toute association à l’événement, et malgré les controverses, quelques drapeaux arc-en-ciel ont été aperçus. C’est surtout en dehors du stade que la célébration a battu son plein, dans une ambiance bon enfant.

Place aux seizièmes

Avec cette nuit, la phase de groupes touche à sa fin et le tableau final se précise. Les affiches s’enchaînent, à l’image du futur Argentine-Cap-Vert ou des autres chocs déjà connus.

Pour ne rien manquer des duels à venir, comme ceux détaillés dans notre point sur les affiches des seizièmes, le classement actualisé du Mondial reste la meilleure boussole. Le vrai tournoi, celui des matchs couperets, peut commencer.