Le Brésil sort dès les huitièmes : la Norvège d’Haaland crée la première énorme sensation du Mondial 2026

Gabriel Gromellon

6 juillet 2026 00h07

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Le Brésil sort dès les huitièmes : la Norvège d’Haaland crée la première énorme sensation du Mondial 2026

Crédit Photo - IconSport

Portés par un doublé de leur monstre offensif, les Vikings ont éliminé la Seleçao (2-1) et signé le plus grand exploit de leur histoire.

Imaginez la scène : la Norvège, absente des grands rendez-vous pendant près de trente ans, qui met dehors le Brésil, quintuple champion du monde. On ne s’en doutait pas forcément avant le coup d’envoi, mais ce dimanche au MetLife Stadium de New York, les Scandinaves ont fait tomber un géant. Score final : 2-1. Et derrière cette victoire, un nom sur toutes les lèvres, celui d’Erling Haaland, auteur d’un doublé décisif. Le premier vrai séisme de cette Coupe du monde 2026 est signé.

Nyland, le mur qui a tout changé

Un petit geste, un grand changement : un penalty arrêté, et tout un match bascule.

Car avant Haaland, il y a eu Ørjan Nyland. Dès la 13e minute, le gardien norvégien repousse une tentative de Bruno Guimaraes sur penalty. Un premier coup d’arrêt qui plante le décor. Toute la soirée, il va multiplier les parades, y compris une claquette du bout des doigts sur son propre poteau.

Pendant ce temps, le Brésil pousse. Vinicius Jr enchaîne les dribbles, Endrick manque son face-à-face, le poteau tremble. Mais rien ne rentre. La Seleçao va se cogner toute la soirée contre un mur norvégien inspiré.

À la pause, le score est vierge, mais l’avertissement est clair. Statistique révélatrice : le Brésil n’avait plus enregistré aussi peu de possession en Coupe du monde depuis le début des données Opta, en 1966.

Haaland, l’inévitable

Il fallait un joueur d’exception pour débloquer un tel match. Ce fut lui. À la 79e minute, sur un centre parfait de Schjelderup, Haaland s’élève au-dessus de Gabriel, son rival de Premier League, et place une tête imparable. 1-0.

Onze minutes plus tard, rebelote. Servi à l’entrée de la surface, le Cyborg ajuste une frappe à ras de terre qui trompe Alisson. 2-0, et la qualification qui tend les bras aux Vikings. Deux buts, deux gestes de tueur.

Le Brésil réduira bien l’écart dans le temps additionnel, par Neymar, entré en jeu et transformant un penalty. Mais il était trop tard. Haaland avait déjà été le héros du tour précédent face à la Côte d’Ivoire.

Un exploit qui entre dans l’histoire

Ce résultat dépasse le simple cadre d’un huitième de finale. La Norvège n’avait plus atteint ce stade d’un Mondial depuis 1998, et n’avait jamais fait mieux dans son histoire. La voilà en quarts, pour la première fois.

Autre donnée savoureuse : le Brésil n’avait jamais réussi à battre la Norvège en match officiel. Une malédiction qui se prolonge, au pire moment pour la Seleçao. Pour Carlo Ancelotti et ses stars, l’élimination dès les huitièmes est un échec cuisant.

Les Vikings, eux, savoureront. Ils affronteront en quarts le vainqueur du choc entre le Mexique et l’Angleterre. Le tableau de cette phase finale réserve encore de belles affiches.

Le Brésil rentre à la maison, la Norvège écrit sa légende. Et si le vrai visage de ce Mondial était celui des outsiders ? Haaland, lui, n’a pas fini de faire trembler les défenses.