Après l’élimination des Bleus, le sélectionneur a lancé une pique à l’arbitrage tout en assumant la responsabilité de son équipe.
Il vient de sortir de la Coupe du monde et il choisit ses mots avec soin. Face aux micros, quelques minutes après la défaite 2-0 contre l’Espagne à Dallas, Didier Deschamps commence par charger ses propres joueurs. Puis il glisse une phrase qui va faire le tour des réseaux. Une interrogation lancée à voix haute sur Iván Barton, l’arbitre salvadorien de cette demi-finale, qu’il refuse aussitôt de trancher lui-même. La méthode est connue, mais elle laisse des traces.
La phrase forte de Deschamps
Le sélectionneur des Bleus se demande publiquement si l’arbitre avait le niveau pour diriger une demi-finale de Coupe du monde. Il précise dans la foulée qu’il ne répondra pas à sa propre question.
Il évoque plusieurs situations litigieuses sans les détailler. Une manière de semer le doute sans formuler d’accusation frontale, et donc sans s’exposer à une sanction disciplinaire.
Un rappel factuel s’impose. Le penalty du 1-0, obtenu par Lamine Yamal à la 20e minute après un contact avec Lucas Digne, a été examiné par l’arbitrage vidéo. La VAR a vérifié une possible main de l’Espagnol avant l’action, puis validé la décision de Barton.
Deschamps assume malgré tout
Le sélectionneur ne se réfugie pas derrière l’arbitrage. Il l’a dit avant de poser sa question : la première raison de la défaite, c’est le niveau technique insuffisant des Bleus.
Il parle d’erreurs, de passes manquées qui auraient pu créer des occasions, d’un manque de jus. Il salue la maîtrise espagnole et refuse d’enlever quoi que ce soit à la Roja.
Ses joueurs, dit-il, sont anéantis. Le mot est fort pour un homme qui pèse habituellement chaque syllabe en conférence de presse.
Le sujet de son avenir écarté
Interrogé sur sa situation personnelle, Deschamps a coupé court. Il affirme ne pas penser à lui, expliquant qu’il avait préparé ce match avec un seul objectif, aller au bout.
Un refus poli d’ouvrir le débat, alors que son contrat court jusqu’à cette Coupe du monde et que la question reviendra forcément dans les prochaines semaines.
Sur le terrain, le constat était sans appel. La France a été menée pour la première fois du tournoi, n’a jamais trouvé la faille, et a vu Pedro Porro doubler la mise à la 58e minute.
Sur RMC, Emmanuel Petit a employé le mot que Deschamps s’est refusé à prononcer : une leçon technique, avec des Espagnols constamment en surnombre. Les Bleus joueront le match pour la troisième place samedi à 23h. Retrouvez le calendrier de la Coupe du monde et notre résumé complet de la demi-finale.