« Football sapiens » : comment la presse espagnole savoure l’élimination des Bleus

Gabriel Gromellon

15 juillet 2026 08h30

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« Football sapiens » : comment la presse espagnole savoure l’élimination des Bleus

Crédit Photo - IconSport

De Marca à AS, les médias madrilènes n’ont pas retenu leurs superlatifs après la démonstration de la Roja face à la France.

Le 14 juillet devait être une fête pour la France. Il s’est terminé par une gueule de bois. Pendant que les Bleus quittaient la pelouse de Dallas battus 2-0, de l’autre côté des Pyrénées, les rédactions sortaient leurs plus belles plumes. La presse espagnole a célébré la qualification en finale avec une gourmandise non dissimulée, un mélange de fierté nationale et de tacles à peine voilés envers l’adversaire français. Petit tour des Unes du lendemain.

Des Unes en fanfare

Marca a parlé d’un spectacle inoubliable, saluant les buts d’Oyarzabal et de Pedro Porro ainsi qu’une prestation colossale de Rodri au milieu de terrain. Le quotidien madrilène a rappelé qu’il s’agit seulement de la deuxième finale mondiale de l’histoire espagnole.

Super Deporte a poussé le curseur plus loin avec une formule appelée à circuler : la Roja aurait atteint la finale grâce à son football « sapiens », où l’intelligence prime sur la force brute. Une manière de renvoyer la France du côté de la puissance sans idées.

AS, lui, a préféré pointer un contraste d’images en fin de match. Le journal a opposé la joie collective espagnole, jusqu’aux remplaçants comme Joan Garcia fêtant la qualification, à la solitude d’un Kylian Mbappé isolé sur la pelouse.

Le tacle à Deschamps

Les propos de Didier Deschamps sur l’arbitrage n’ont pas échappé à la presse espagnole. Le sélectionneur avait interrogé publiquement le niveau d’Iván Barton après la rencontre.

AS a répliqué avec ironie, expliquant en substance que personne n’avait rien vu de tel en Espagne, trop occupé à célébrer. Le quotidien a évoqué un manque de fair-play du côté français.

Le capitaine espagnol Rodri a lui aussi glissé une pique, dénonçant une permissivité de l’arbitrage sur les fautes françaises. Un renversement complet du récit porté par le camp tricolore.

Un record pour Oyarzabal

Au-delà des mots, un chiffre a marqué la soirée espagnole. Avec sa réalisation sur penalty, Mikel Oyarzabal a porté son total à cinq buts dans ce Mondial 2026.

Il égale ainsi le record espagnol de buts sur une même Coupe du monde, détenu par Emilio Butragueño en 1986 et David Villa en 2010. Une place dans l’histoire pour l’attaquant de la Real Sociedad.

Pedro Porro a lui aussi écrit une ligne statistique. En marquant, le latéral est devenu le deuxième défenseur espagnol à inscrire deux buts sur un même Mondial, après Fernando Hierro en 2002.

L’Espagne disputera la finale le 19 juillet au MetLife Stadium du New Jersey, face au vainqueur d’Angleterre-Argentine. La France, elle, jouera pour la troisième place samedi. Retrouvez le calendrier de la Coupe du monde et notre résumé de la demi-finale.