Éloigné des projecteurs à Dubaï, l’ancien meneur de jeu est devenu le favori inattendu pour relancer une Nazionale en pleine crise.
Qui aurait parié sur ce nom il y a une semaine ? Andrea Pirlo, aujourd’hui entraîneur aux Émirats arabes unis, serait en pole position pour devenir le prochain sélectionneur de l’Italie. L’information vient de La Gazzetta dello Sport, référence de la presse transalpine. Le champion du monde 2006 devancerait désormais des candidats plus attendus comme Antonio Conte ou Roberto Mancini. Un choix audacieux pour une sélection qui traverse la période la plus sombre de son histoire.
Une Nazionale au fond du trou
Le contexte explique cette recherche fébrile. L’Italie n’a pas disputé la Coupe du monde 2026, éliminée en barrage par la Bosnie-Herzégovine après un match nul 1-1 puis une lourde défaite 4-1.
C’est la troisième Coupe du monde d’affilée que la Squadra Azzurra manque, après 2018 et 2022. Une humiliation pour une nation quadruple championne du monde, d’autant que le tournoi s’est élargi à 48 équipes.
Dans la foulée de ce nouvel échec, le sélectionneur Gennaro Gattuso a démissionné. La Fédération italienne a alors nommé Paolo Maldini directeur technique, un poste qui n’existait pas jusqu’ici, épaulé par son consultant Leonardo.
Le pari Pirlo, entre affinités et budget
C’est ce duo qui pousse pour Pirlo. Maldini et Leonardo connaissent bien l’ancien milieu, leur ancien coéquipier à l’AC Milan, où il a évolué de 2001 à 2011. Maldini avait déjà voulu l’installer sur le banc rossonero en 2023.
À 47 ans, Pirlo entraîne aujourd’hui United FC, un club de Dubaï qu’il vient de faire monter en première division émiratie. Son parcours d’entraîneur reste toutefois limité : une Coppa Italia avec la Juventus en 2021, puis des passages en Turquie et à la Sampdoria.
Un argument joue en sa faveur. Contrairement à Conte ou Mancini, ses exigences salariales ne pèseraient pas lourd sur les finances de la Fédération. L’idée d’approcher Pep Guardiola, elle, a vite été jugée irréaliste.
Une décision imminente
Le choix se précise. Un sommet réunissant le président du CONI Giovanni Malagò, Maldini et Leonardo est attendu pour trancher, avec une décision espérée d’ici la fin du week-end.
L’enjeu dépasse un simple recrutement. Le prochain sélectionneur héritera d’un chantier de reconstruction en vue du Mondial 2030, à commencer par la Ligue des nations dès septembre. Pirlo croiserait alors des joueurs qu’il connaît de l’élite du championnat italien, dont il faudra relancer la génération.
Si Pirlo l’emporte, il tenterait un pari que peu de nations osent : confier leur relance à un technicien encore en apprentissage. La liste des candidats, elle, reste ouverte jusqu’au verdict, comme d’autres feuilletons d’entraîneurs qui agitent l’été du football européen.