La nouvelle idée lunaire de Donald Trump pour Gianni Infantino

Gabriel Gromellon

22 juillet 2026 08h24

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La nouvelle idée lunaire de Donald Trump pour Gianni Infantino

Crédit Photo - IconSport

Selon le New York Post, Donald Trump songerait à soutenir Gianni Infantino pour diriger les Nations unies. Une rumeur qui en dit long sur un Mondial où sport et politique n’ont cessé de se croiser.

L’Espagne a soulevé le trophée, mais les discussions autour de cette Coupe du monde promettent de durer plus longtemps que les célébrations. Dimanche soir, à New York, l’image de Donald Trump remettant les médailles aux côtés de Gianni Infantino a résumé six semaines de proximité inhabituelle entre un chef d’État et le patron du football mondial. Recettes historiques, stades pleins, mais aussi polémiques en cascade : ce tournoi restera comme l’un des plus commentés de l’histoire récente. Et une nouvelle information, publiée au lendemain de la finale, relance déjà le débat.

Un fauteuil à l’ONU pour le patron de la FIFA ?

L’information vient du New York Post, qui cite des sources proches de la Maison-Blanche. Donald Trump envisagerait de soutenir la candidature de Gianni Infantino au poste de secrétaire général des Nations unies, quand le mandat d’António Guterres s’achèvera fin décembre 2026.

D’après le quotidien américain, le président estime que le dirigeant suisse, âgé de 56 ans, serait respecté partout dans le monde et posséderait une capacité rare à rassembler. Paolo Zampolli, envoyé spécial de la Maison-Blanche, a salué l’idée, rappelant qu’Infantino gère déjà plus de 200 fédérations à la FIFA.

À ce stade, rien n’est confirmé. La Maison-Blanche n’a pas commenté, et on ignore si Infantino lui-même souhaite ce poste. En avril, il avait annoncé son intention de briguer un nouveau mandat à la tête de la FIFA en 2027. Le chemin vers l’ONU resterait, lui, semé d’obstacles diplomatiques, à commencer par l’aval du Conseil de sécurité.

L’affaire Balogun, symbole d’un tournoi sous tension

Si cette hypothèse fait réagir, c’est qu’elle prolonge une image déjà installée pendant la compétition. Le dossier le plus emblématique reste celui de Folarin Balogun, attaquant américain de Monaco. Expulsé face à la Bosnie-Herzégovine, il devait être suspendu pour le huitième de finale contre la Belgique.

Après un appel de Donald Trump à Gianni Infantino, la commission de discipline de la FIFA a suspendu la sanction via l’article 27 de son Code disciplinaire. Selon Axios, c’était la première fois depuis 1962 qu’un carton rouge en Coupe du monde n’entraînait pas de suspension effective. La Belgique a vu son recours déclaré irrecevable. Ironie du sort : les Diables rouges se sont largement imposés 4-1. Vous pouvez d’ailleurs revoir le détail du parcours des équipes au Mondial 2026.

Les révélations du journaliste Ben Jacobs, confirmées ensuite par plusieurs médias américains, ont ajouté à la controverse. Selon NBC News, des responsables de l’administration Trump auraient aidé à recruter des avocats et transmis des éléments à la fédération américaine pour bâtir son dossier. La FIFA, elle, a toujours défendu l’indépendance de sa commission disciplinaire.

Une gouvernance de plus en plus contestée

Au-delà de ce cas, les motifs de crispation se sont accumulés. L’arbitre somalien Omar Artan, sélectionné par la FIFA, s’est vu refuser l’entrée sur le sol américain à Miami, malgré un visa valide, au nom de « préoccupations de sécurité » qu’il conteste. L’Iran a dénoncé des conditions de participation difficiles. Sans oublier des prix de billets vertigineux et des pauses fraîcheur assimilées à des coupures publicitaires.

Côté finances, la FIFA évoque des recettes records dépassant les 9 milliards de dollars selon ses propres estimations, quand certains titres britanniques avancent des projections encore plus élevées. Un pactole qui nourrit la critique d’un Mondial jugé trop mercantile, comme l’a résumé un journaliste suisse dans une charge remarquée contre l’instance.

Le geste le plus symbolique est venu d’Aleksander Ceferin. Le président de l’UEFA a boycotté la finale, une première pour un patron de la confédération européenne, en réaction notamment au dossier Balogun. La FIFA multiplie par ailleurs les procédures, y compris à l’encontre de l’Argentine après plusieurs incidents.

Infantino demeure le grand favori pour un nouveau mandat en 2027, avec le soutien de trois confédérations. Reste une question posée par plusieurs dirigeants du football : l’instance sert-elle encore d’abord le sport ? La réponse attendra le scrutin de mars 2027, prévu au Maroc.