Le technicien catalan a décliné la proposition de la Fédération italienne, qui doit désormais se rabattre sur d’autres pistes.
Le téléphone a sonné dans la nuit de jeudi à vendredi. Au bout du fil, Pep Guardiola, pour annoncer à Paolo Maldini et Leonardo qu’il ne serait pas le prochain sélectionneur de l’Italie. Après plusieurs jours de réflexion, l’ancien entraîneur de Manchester City a préféré décliner, se disant honoré mais pas prêt à endosser ce rôle actuellement. Un refus qui referme le rêve de la Fédération italienne et la renvoie à ses autres options, à deux mois de la reprise en Ligue des nations.
Un projet à dix ans, refusé pour des raisons personnelles
Les deux dirigeants avaient pourtant mis les formes. Selon la Gazzetta dello Sport, Maldini avait rencontré le Catalan à Barcelone et lui avait présenté un projet de très longue durée, envisagé sur huit à dix ans, pour reconstruire la sélection.
C’est précisément cette perspective qui aurait renforcé la conviction de Guardiola. Après dix saisons à Manchester, quittées en mai dernier, il souhaite d’abord souffler et consacrer du temps à sa famille avant d’envisager un retour sur un banc.
Détail révélateur : les discussions n’ont jamais atteint le volet financier. Le technicien a préféré être clair d’emblée, alors même que la Fédération s’était dite prête à déroger à sa grille salariale. Cette valse des bancs de sélection anime tout l’été, entre l’attente autour de Zidane chez les Bleus et d’autres nominations retentissantes.
Une refondation née d’un échec historique
Pour comprendre l’insistance italienne, il faut revenir au printemps. Le 31 mars, à Zenica, la Squadra Azzurra s’est inclinée aux tirs au but face à la Bosnie-Herzégovine, en finale des barrages, après avoir terminé la rencontre à dix.
Une élimination qui prive l’Italie d’une troisième Coupe du monde consécutive. Les quadruples champions du monde n’ont plus disputé le tournoi depuis 2014, une anomalie sans équivalent parmi les grandes nations européennes.
La secousse a emporté toute la hiérarchie fédérale. Le président Gabriele Gravina a démissionné, imité par Gianluigi Buffon, chef de délégation, puis par le sélectionneur Gennaro Gattuso, parti d’un commun accord après neuf mois en poste.
Pirlo en pole, et un calendrier qui presse
Depuis, l’organigramme a été refondé. Giovanni Malagò a été élu à la tête du football italien le 22 juin, en pleine Coupe du monde, avant de confier les clés sportives à Paolo Maldini, nommé directeur technique, épaulé par Leonardo comme conseiller.
Le nom qui revient avec le plus d’insistance est désormais celui d’Andrea Pirlo. L’ancien meneur de jeu, proche de Maldini, tient la corde selon la presse transalpine. Antonio Conte et Roberto Mancini, tous deux passés par le banc de la Nazionale, restent cités plus en retrait.
Leonardo a promis une décision au plus vite. L’Allemagne vient de son côté de trancher en nommant Jürgen Klopp sur son banc. L’Italie, elle, retrouve la compétition dès le 25 septembre avec un déplacement en Belgique.