L’ailier international a refusé de prolonger et pourrait quitter la capitale cet été, mais le club a placé la barre très haut face à l’intérêt de Liverpool.
Le feuilleton de l’été parisien a un nouveau protagoniste. Bradley Barcola, ailier de 23 ans, a refusé la dernière offre de prolongation du Paris Saint-Germain, il y a environ trois mois. Les discussions sont désormais rompues, et le joueur, sous contrat jusqu’en 2028, n’est plus considéré comme intransférable. Un départ cet été n’est plus exclu, à condition qu’un club accepte de payer le prix fort. Car sur ce point, Paris n’entend rien céder : la barre est fixée à 170 millions d’euros.
Une prolongation refusée, un avenir ouvert
La décision semble mûrement réfléchie. Selon L’Équipe, plusieurs propositions de prolongation ont été transmises au joueur ces derniers mois, la dernière ayant été déclinée par son entourage. Il n’y a plus de négociations en cours pour un nouveau bail.
Les raisons seraient avant tout sportives. Malgré une bonne saison, Barcola n’a pas été titularisé lors des deux dernières finales de Ligue des champions, endossant souvent un rôle de premier remplaçant de luxe. À deux ans de la fin de son contrat, il s’interroge sur la suite.
Le PSG, de son côté, doit trancher entre vendre maintenant pour encaisser une indemnité, ou conserver un joueur dont la valeur pourrait baisser à l’approche de la fin de contrat. Une équation classique, que le club aborde avec sa nouvelle rigueur affichée sur le marché des transferts.
Un prix aligné sur la folie anglaise
C’est le cœur du dossier. Selon RMC et le journaliste Ben Jacobs, Paris réclame 170 millions d’euros pour lâcher son ailier, un montant qui ferait de lui la plus grosse vente de l’histoire du club. Le quotidien L’Équipe évoque de son côté une somme un peu inférieure, mais tout aussi record.
Pour justifier ce tarif, le PSG s’appuie sur les transferts qui ont enflammé l’Angleterre cet été : les 116 millions de livres versés par Manchester City pour Elliot Anderson, puis les 117 millions de livres dépensés par Chelsea pour Morgan Rogers, nouveau record britannique.
Ces références nourrissent une inflation dont le club entend profiter. Arrivé de l’Olympique lyonnais pour environ 45 millions d’euros à l’été 2023, Barcola représenterait une plus-value colossale, de quoi alimenter le réinvestissement parisien. Le club met en avant son statut de double vainqueur de la Ligue des champions, son bon Mondial et son jeune âge.
Liverpool en pole, mais prudent
Sur le marché, l’intérêt ne manque pas. Liverpool tient la corde, la préférence du joueur irait d’ailleurs vers les Reds, déjà intéressés l’été dernier. Arsenal, le Bayern Munich et Chelsea suivent également le dossier, ce dernier ayant toutefois déjà essuyé un refus du joueur.
Mais l’obstacle financier est réel. Liverpool souhaite recruter l’ailier sans pour autant s’aligner sur les exigences parisiennes, jugées trop élevées. Aucune négociation formelle entre clubs n’aurait véritablement débuté à ce stade.
Le dossier est d’autant plus sensible que le PSG voudrait sécuriser un remplaçant avant tout départ. Or l’une de ses pistes vient de lui échapper, avec le renoncement au dossier Yan Diomandé. De quoi promettre un mois d’août animé du côté du Campus PSG.