Avec son projet de société commerciale de la FIFA, Gianni Infantino aurait pu toucher un salaire mirobolant de 55 millions d’euros par an.
Voilà qui risque de faire couler encore plus d’encre. Le scandale entourant le projet de privatisation partielle des compétitions de la FIFA prend une nouvelle dimension. Selon des révélations du Times, Gianni Infantino aurait pu percevoir un salaire annuel avoisinant les 47 millions de livres sterling, soit environ 55 millions d’euros, en prenant la tête de la future société commerciale envisagée dans le cadre de ce projet, baptisé FIFA Forward Enterprise (FFE).
Selon le Times, la FIFA chercherait à sécuriser près de 3,1 milliards de livres sterling, soit environ 3,5 milliards d’euros, de financement privé au profit de ce projet FFE, avec un objectif de bouclage fixé au mois d’octobre. La banque américaine JP Morgan aurait été mandatée comme conseiller financier pour piloter cette opération de grande ampleur, l’une des plus significatives de l’histoire récente de l’instance.
Un salaire dix fois supérieur à sa rémunération actuelle
C’est le montant de la rémunération promise à Gianni Infantino qui a le plus fait réagir. Selon le Times, le président de la FIFA aurait dû occuper le poste de commissaire ou de directeur exécutif de cette nouvelle entité une fois son mandat à la tête de l’instance achevé, prévu pour 2031. Sa rémunération annuelle, estimée à 47 millions de livres sterling, représenterait plus de dix fois son salaire actuel à la présidence de la FIFA, officiellement fixé autour de 2,44 millions d’euros bruts, primes non comprises.