Le Brésilien a signé six années supplémentaires au terme d’un bras de fer salarial de près de deux ans.
Le feuilleton aura duré tout l’été. Le Real Madrid a officialisé jeudi soir la prolongation de Vinícius Júnior jusqu’au 30 juin 2032. Le Brésilien, dont le contrat expirait en juin 2027, s’engage donc pour six saisons supplémentaires et aura trente-deux ans à l’échéance. L’annonce met fin aux spéculations sur un départ, alors qu’Arsenal suivait le dossier de très près. Elle clôt surtout une négociation qui empoisonnait le club depuis l’été dernier, bloquée sur une question de salaire et de principe.
Le point de blocage n’était pas seulement l’argent
Vinícius réclamait initialement une trentaine de millions d’euros nets par saison, soit un niveau proche de celui de Kylian Mbappé. Le Real proposait vingt millions et refusait de casser sa grille salariale.
Selon la presse madrilène, l’accord final se situe entre vingt-deux et vingt-cinq millions nets annuels selon les sources, avec une part de bonus. Le club ne communique aucun chiffre.
Le joueur a lâché sur un point : la prime de signature qu’il exigeait ne figure pas dans le contrat, Florentino Pérez n’ayant jamais envisagé de l’accorder. En contrepartie, ses droits à l’image ont été légèrement révisés en sa faveur. L’écart entre les deux parties paraissait encore infranchissable il y a quelques jours.
Mourinho est entré dans la négociation
Un homme aura pesé plus que les autres. Selon Fabrizio Romano, José Mourinho s’est impliqué directement dans les discussions pour convaincre le Brésilien de rester.
Le message de l’entraîneur portugais était simple : Vinícius aura une place essentielle dans son dispositif, aux côtés de Mbappé. Un argument sportif venu compléter l’effort financier du club.
Arsenal, seul club à avoir manifesté un intérêt sérieux, repart les mains vides. Les Gunners étaient prêts à investir lourdement, mais Romano souligne que le joueur voulait rester depuis le début.
Huit ans après Flamengo
Arrivé en juillet 2018 à dix-huit ans, contre environ quarante-cinq millions d’euros plus bonus, Vinícius a bâti toute sa carrière européenne au Bernabéu.
Son statut y avait pourtant vacillé. L’arrivée de Mbappé puis de Jude Bellingham a réduit son influence dans le jeu comme dans le vestiaire, nourrissant les tensions autour de sa rémunération.
Le club verrouille donc son secteur offensif au moment même où il vient de boucler le transfert le plus cher de son histoire avec Yan Diomandé. Reste à faire cohabiter trois joueurs offensifs au statut équivalent.
Vinícius conserve le numéro 7.