Une rivière, des bénévoles : ces clubs qui ont sauvé leur pelouse

Gabriel Gromellon

10 août 2026 18h50

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Une rivière, des bénévoles : ces clubs qui ont sauvé leur pelouse

Crédit Photo - IconSport

Pendant que la plupart des terrains virent au jaune, quelques-uns restent verts. Leurs recettes n’ont rien de magique.

La photo a fait le tour de notre page facebook : un rectangle parfaitement vert, au milieu d’un été où la quasi-totalité des clichés envoyés par nos lecteurs montrent de la paille et des crevasses. Elle vient du SC Origny-en-Thiérache, dans l’Aisne. L’explication tient en deux éléments, donnés par le supporter qui l’a partagée : une rivière qui longe le stade, et une équipe de bénévoles qui s’en occupe. Le même dispositif sert d’ailleurs à évacuer l’eau en cas d’inondation.

Avoir un forage ne suffit pas

D’autres clubs disposent des moyens techniques sans pouvoir s’en servir. Un lecteur dans les Charente explique que son club possède un forage, mais que la mairie refuse son utilisation. Résultat, une pelouse qu’il qualifie de lamentable.

À Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, le problème est encore plus prosaïque. Le terrain est fermé depuis le 20 mai pour une réparation du système d’arrosage qui n’a toujours pas été réalisée.

Ailleurs, c’est le coût qui bloque. Plusieurs contributeurs rapportent que leur municipalité juge l’arrosage trop onéreux, quand d’autres affrontent l’opposition d’habitants qui exigent son arrêt.

Un sujet qui divise les supporters entre eux

Les commentaires ont aussi révélé une tension inattendue. Plusieurs lecteurs se sont accusés mutuellement d’arroser en infraction avec les arrêtés préfectoraux.

L’un rappelle que les agriculteurs n’ont pas le droit d’arroser leurs cultures et juge qu’un terrain de football ne devrait pas bénéficier d’un traitement différent. Un autre lui répond, sources préfectorales à l’appui, que les règles varient selon les départements et que l’arrosage nocturne reste parfois autorisé.

Un troisième pointe une comparaison qui revient régulièrement : celle des golfs, qui bénéficient de dérogations dans plusieurs départements.

Des solutions de fond, mais à long terme

Quelques contributions dépassent l’urgence. Un lecteur explique que beaucoup de terrains français sont d’anciennes parcelles agricoles, dont les sols retiennent mal l’eau, et plaide pour un apport de terre argileuse couplé à un arrosage au sol.

D’autres se tournent vers l’équipement. Un club annonce son passage au synthétique cette année et évoque un terrain jouable en permanence et beaucoup moins de travail d’entretien.

En attendant, la solidarité s’organise localement. Dans le nord de la Vendée, des communes équipées prêtent leurs installations aux voisines. La reprise, elle, n’attendra pas.

Merci à tous ceux qui ont partagé leurs photos et leurs témoignages. Bon courage à tous pour la reprise avec le premier tour de la coupe de France qui approche.