Grâce à Ernest Nuamah et à un adversaire réduit à dix, l’Olympique lyonnais vire en tête à la mi-temps et recolle sur l’ensemble de la double confrontation.
Le Groupama Stadium retient son souffle. À la pause de ce match retour du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions, l’Olympique lyonnais mène 1-0 face au Sparta Prague. De quoi égaliser sur l’ensemble des deux rencontres, après la défaite 2-1 concédée à l’aller. Menés dans la double confrontation, les hommes de Paulo Fonseca ont désormais leur destin en main, portés par un but précieux et une supériorité numérique. Mais la qualification est encore loin d’être acquise.
Nuamah lance parfaitement les Gones
Lyon avait besoin de vite marquer, c’est fait. En première période, Ernest Nuamah a trouvé l’ouverture pour donner l’avantage aux siens et relancer totalement une double confrontation mal embarquée après le revers de Prague.
Ce but a immédiatement changé la physionomie de la soirée. Sur l’ensemble des deux matchs, les deux équipes sont désormais à égalité, et l’OL a repris l’ascendant psychologique dans cette qualification.
L’ailier, encore court physiquement il y a quelques jours, confirme sa montée en puissance au meilleur moment. Un soulagement pour Fonseca, dont les choix étaient scrutés après le match aller.
Un avantage numérique à exploiter
La tâche lyonnaise a été facilitée par un fait de jeu. Réduit à dix, le Sparta Prague doit disputer le reste de la rencontre en infériorité numérique, un handicap majeur dans une confrontation aussi serrée.
Les Gones abordent donc la seconde période avec deux atouts : l’avantage au score et un homme de plus. Reste à concrétiser cette domination, sans commettre l’erreur qui relancerait totalement les Tchèques.
Le contexte du match aller invite toutefois à la prudence, comme le rappelait notre présentation de ce rendez-vous décisif. À Prague, l’OL avait déjà cru tenir son coup avant de céder en seconde période.
Une seconde période à fort enjeu
Les 45 prochaines minutes vaudront cher. Une qualification enverrait Lyon en barrage de la Ligue des champions, face à Fenerbahçe ou au Sturm Graz, avec un enjeu financier considérable pour un club aux finances fragiles.
À l’inverse, une élimination ferait basculer l’OL vers la Ligue Europa. L’entraîneur portugais, qui a ajusté ses choix pour ce match retour, devra tenir bon jusqu’au bout, comme il l’a expliqué après avoir revu son système à la suite de l’aller.
Rien n’est encore joué au moment de regagner les vestiaires. Lyon tient une occasion en or, mais il lui reste une mi-temps entière à négocier pour valider son billet et lancer idéalement sa saison européenne.