Trump défend Infantino, la fédération américaine le désavoue

Gabriel Gromellon

11 août 2026 09h28

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Trump défend Infantino, la fédération américaine le désavoue

Crédit Photo - IconSport

Le président des États-Unis a apporté son soutien public au patron de la FIFA, quelques heures après une lettre ouverte de trois confédérations.

La journée de lundi résume à elle seule la fracture qui traverse le football mondial. En début de journée, l’UEFA, la Concacaf et l’AFC publiaient une lettre ouverte commune réclamant, sans le nommer, le départ de Gianni Infantino. En soirée, Donald Trump prenait sa défense sur Truth Social, estimant que remplacer le dirigeant italo-suisse serait une terrible erreur. Entre les deux, la Fédération américaine de football avait apporté son soutien à la lettre des trois confédérations. Soit l’inverse exact de la position de son président.

Trois pays hôtes, trois positions différentes

La division est frappante chez les organisateurs du dernier Mondial. Les États-Unis et le Canada ont soutenu publiquement la démarche des confédérations et réclamé des changements significatifs pour renforcer la gouvernance de la FIFA.

Le Mexique a fait le choix inverse en se désolidarisant de sa propre confédération, réaffirmant son appui à Infantino. Cette prise de distance mexicaine était déjà apparue la semaine dernière.

Trois pays qui viennent d’organiser ensemble une Coupe du monde, trois positions distinctes sur l’avenir de celui qui la présidait. La Concacaf elle-même se retrouve fracturée.

Ce que reprochent les trois confédérations

Leur lettre ouverte est adressée à ce qu’elles nomment la famille du football. Elle affirme que ce sport n’appartient à aucun individu et que diriger ne consiste pas à détenir ou exiger un pouvoir, mais relève d’un devoir de service.

Les signataires jugent n’avoir été nullement convaincus par le courrier envoyé mercredi dernier aux 211 fédérations, dans lequel la FIFA reconnaissait des erreurs. Ils déplorent l’absence de toute admission que céder une participation dans la Coupe du monde constituait une grave défaillance de jugement.

La menace de boycott des compétitions reste sur la table tant qu’aucune garantie n’aura été obtenue. Les excuses de l’instance n’ont donc pas suffi.

Un soutien qui vient de loin

L’intervention de Donald Trump n’a rien d’une surprise. Le président américain a qualifié Infantino de « formidable » et affirmé qu’il venait de présider la Coupe du monde la plus réussie jamais organisée.

Les deux hommes entretiennent des relations étroites et documentées. Infantino a créé en décembre 2025 un prix de la paix de la FIFA, décerné à Trump. La FIFA a par ailleurs installé un bureau dans la Trump Tower à New York.

C’est également à la demande du président américain que la commission de discipline avait réexaminé le carton rouge de Folarin Balogun pendant le Mondial, transformant sa suspension en sursis.

Infantino reste à ce jour le seul candidat déclaré pour l’élection de mars 2027.