Omar Artan, privé du Mondial, a dirigé la Supercoupe d’Europe et laissé quelques mots sur le ballon du match.
Il devait vivre l’été de sa carrière. Sélectionné pour la Coupe du monde 2026, Omar Abdulkadir Artan a été refoulé à l’entrée des États-Unis et n’a jamais pu prendre son sifflet. Mercredi soir à Salzbourg, l’UEFA lui a confié la Supercoupe d’Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa. Après la rencontre, l’arbitre somalien a écrit sur le ballon du match ces mots qui résument son été, remerciant l’instance européenne d’avoir rendu sa vie meilleure pour toujours.
Une première dans l’histoire de l’épreuve
La désignation dépasse le simple geste. Artan devient le premier arbitre non-européen à diriger une Supercoupe d’Europe, compétition créée en 1972.
Sur le site de l’UEFA, il a évoqué un moment très difficile et dit apprécier énormément le soutien reçu partout dans le monde après son refoulement.
La rencontre s’est déroulée sans incident notable. Le PSG l’a emporté 2-1 pour conserver son titre.
Un parcours de premières
Le Somalien collectionne les statuts de pionnier. Né en 1992 à Mogadiscio, il figure sur la liste des arbitres FIFA depuis 2018.
En janvier 2024, il est devenu le premier Somalien à officier lors d’une Coupe d’Afrique des nations, en dirigeant un match de poule entre la Tunisie et la Namibie. Il a également arbitré une finale continentale africaine entre Pyramids FC et les Mamelodi Sundowns au Caire.
“This was my World Cup”
— UEFA (@UEFA) August 13, 2026
A special #SuperCup souvenir from Omar Artan 🙏⚽️👏 pic.twitter.com/7bhpcwPIVA
Sa sélection pour le Mondial 2026 constituait une première pour son pays. Il faisait partie des trois arbitres centraux retenus pour l’Afrique et représentait à lui seul l’Afrique subsaharienne lors de la dernière Coupe du monde des moins de 20 ans.
Un été qui a laissé des traces
Son refoulement s’inscrit dans une série d’incidents ayant marqué l’organisation du Mondial. Plusieurs supporters africains s’étaient vu refuser leurs visas d’entrée sur le territoire américain.
Ces épisodes ont alimenté les critiques adressées à la FIFA sur la tenue de la compétition. L’instance n’a jamais communiqué publiquement sur le cas de cet arbitre.
L’UEFA a choisi une autre voie en lui offrant le match d’ouverture de sa saison européenne. Une réparation symbolique, à défaut d’être institutionnelle.