Girondins : la FFF ne s’oppose pas à l’exclusion et renvoie la responsabilité au club

Gabriel Gromellon

15 août 2026 21h40

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Girondins : la FFF ne s’oppose pas à l’exclusion et renvoie la responsabilité au club

Crédit Photo - IconSport

Dans un communiqué, la Fédération prend acte de l’avis du CNOSF et précise qu’il appartient désormais à Bordeaux de poursuivre, ou non, le combat juridique.

La Fédération a clarifié sa position, sans surprise pour les Girondins. Ce vendredi, la FFF a réagi par communiqué à la proposition de conciliation du CNOSF, défavorable à Bordeaux. En prenant acte de cet avis sans s’y opposer, l’instance valide de fait l’exclusion des championnats nationaux prononcée par la DNCG. Et surtout, elle renvoie la balle dans le camp du club, à qui il revient désormais d’agir s’il entend poursuivre la bataille. Un nouveau coup dur pour le sextuple champion de France.

La FFF prend acte sans s’opposer

Le communiqué de la Fédération est mesuré mais sans ambiguïté. La FFF indique « prendre acte » de la proposition de conciliation formulée par le CNOSF, ce qui revient à ne pas la contester.

Cet avis invite Bordeaux à s’en tenir à la décision initiale. Le CNOSF a en effet estimé fondée l’appréciation portée sur la situation financière du club par la commission d’appel de la DNCG, confirmant ainsi la sanction.

En ne s’opposant pas, la Fédération laisse l’exclusion en l’état. Une position qui referme un peu plus les portes d’un maintien au niveau national, comme le laissait craindre l’avis rendu par le conciliateur.

La balle dans le camp de Bordeaux

Le second point du communiqué est le plus lourd de sens. La FFF précise qu’il revient désormais au club, et non à elle, de s’opposer à cette proposition de conciliation s’il souhaite poursuivre sur la voie contentieuse.

Autrement dit, la Fédération se retire du jeu. Elle place Bordeaux face à ses responsabilités : soit accepter la décision, soit engager seul un nouveau recours, notamment devant la justice administrative.

Cette précision répond à la sortie du club. Les Girondins avaient rappelé qu’un avis du CNOSF n’était qu’une recommandation, et non une décision définitive, tout en affichant leur intention de continuer le combat, comme le détaille notre article sur la réaction des dirigeants bordelais.

Un compte à rebours sous pression

Le temps devient le principal ennemi du club. À deux semaines du coup d’envoi du championnat régional, prévu le 29 août, chaque jour compte pour tenter d’inverser la tendance sur le plan juridique.

Le club dispose encore d’une option. Il peut refuser la conciliation et saisir le tribunal administratif d’un référé, une démarche qu’il doit engager dans un délai contraint pour espérer suspendre la sanction.

En parallèle, la menace économique reste entière. Faute de réintégration au niveau national, le spectre d’une liquidation judiciaire continue de planer, à quelques jours d’une reprise que Bordeaux n’imaginait pas vivre à l’échelon régional.