Avant de retrouver son ancien club samedi avec Auxerre, l’entraîneur belgo-anglais défend son bilan lensois et pointe le faux pas qui a suivi.
Les retrouvailles s’annoncent particulières. Samedi, pour la première journée de Ligue 1, Will Still fera son retour au stade Bollaert-Delelis, mais sur le banc adverse. Un an après avoir quitté le RC Lens, le technicien de 33 ans y ramène l’AJ Auxerre, son nouveau club. L’occasion pour lui de revenir sur son unique saison dans l’Artois, dont il refuse de retenir une image négative, et d’assumer avec lucidité le choix de carrière qui a suivi son départ.
Un bilan lensois qu’il refuse de noircir
L’entraîneur ne renie rien de son passage. En conférence de presse, il a affirmé avoir donné le meilleur de lui-même pour le club et pour son groupe de joueurs, tout en reconnaissant avoir commis des erreurs, comme n’importe qui.
Il conteste surtout la lecture qui en a été faite. Selon lui, la saison n’a pas été aussi négative que ce qui a parfois été raconté par la suite, un exercice pourtant marqué par de nombreux mouvements dans l’effectif et des changements au sein de la direction.
Les chiffres lui donnent en partie raison. Sous ses ordres, le Racing avait terminé à la huitième place de Ligue 1, un classement honorable dans une saison de transition après l’ère Franck Haise.
Le souvenir fort du public artésien
Au-delà du sportif, une chose l’a marqué. Le technicien retient le soutien du public lensois pendant une période personnelle particulièrement difficile, qui l’avait conduit à quitter ses fonctions au printemps 2025.
Ce départ avait surpris à l’époque. Annoncé en pleine conférence de presse d’après-match, il avait été motivé par des raisons privées, l’entraîneur expliquant alors avoir besoin de rentrer chez lui.
Cette proximité avec les supporters explique le ton apaisé de ses propos. Les retrouvailles de samedi, lors d’un choc à suivre sur Ligue 1+, s’annoncent donc chaleureuses avant le coup d’envoi.
Southampton, le faux pas assumé
Il identifie en revanche clairement son erreur. Selon ses propres mots, elle a consisté à repartir trop vite sur un autre challenge, en référence à son passage éclair en Angleterre.
L’expérience avait tourné court. Arrivé à Southampton dans la foulée de son départ de Lens, il avait été démis de ses fonctions au bout de seize rencontres seulement, avant de rester plusieurs mois sans club.
Il a cette fois pris son temps avant de rebondir. Nommé à Auxerre en juin, il y a signé jusqu’en 2028 avec l’ambition de relancer un club quinzième la saison passée, à commencer par ce déplacement périlleux détaillé dans notre programme complet de la première journée.