Poussée par un Portugal en pleine forme, la France joue une partie de son avenir européen lors des matchs retour de la semaine prochaine.
Derrière chaque résultat européen se cache un calcul. Alors que l’Olympique lyonnais et l’AS Monaco disputeront la semaine prochaine leurs matchs retour décisifs, l’enjeu dépasse largement le sort des deux clubs. C’est la cinquième place française à l’indice UEFA, précieuse pour le nombre de tickets européens attribués à la Ligue 1, qui se joue en partie sur ces rencontres. Et la menace portugaise, plus concrète que jamais, ne laisse aucune marge d’erreur aux représentants tricolores.
Un début de campagne globalement satisfaisant
Les clubs français ont plutôt bien lancé leur saison européenne. Hormis la défaite initiale de Lyon à Prague, alors que l’équipe n’était pas encore au point, les représentants tricolores ont tenu leur rang lors de ces premiers tours.
Lyon a notamment ramené un résultat encourageant de Turquie. Le nul obtenu à Fenerbahçe laisse les Gones en position favorable avant de recevoir, comme le racontait notre compte rendu du match aller.
Monaco a fait mieux encore. Malgré de nombreuses absences, le club du Rocher s’est imposé en Pologne, prenant une option sérieuse sur la qualification, comme le détaille notre article sur sa victoire à Zabrze.
Le Portugal, une menace bien réelle
Le danger vient du sud de l’Europe. Principal poursuivant de la France pour la cinquième place du classement sur cinq ans, le Portugal enchaîne les succès dans ces tours préliminaires, porté notamment par Benfica et Braga.
Sa dynamique est telle qu’il domine actuellement l’exercice en cours. Un renversement de situation qui inquiète, car cette cinquième place conditionne directement le nombre de représentants français en Coupe d’Europe les saisons suivantes.
Un détail technique joue en sa faveur. Le coefficient d’un pays s’obtient en divisant les points de ses clubs par le nombre d’engagés : avec seulement cinq représentants, contre davantage pour la France, chaque victoire portugaise pèse mécaniquement plus lourd dans la moyenne nationale.
Aucun droit à l’erreur la semaine prochaine
La stratégie française est donc limpide. Il s’agit de conserver le plus longtemps possible tous ses représentants en lice, afin d’accumuler des points tout au long de la saison plutôt que de subir des éliminations précoces.
Les deux matchs retour prennent une dimension particulière. Une qualification de Lyon pour la phase de ligue de la Ligue des champions rapporterait un bonus conséquent, tandis que celle de Monaco en Ligue Conférence maintiendrait un représentant supplémentaire dans la course.
Ces calculs évolueront évidemment au fil de la saison. Mais dans l’immédiat, l’équation est simple pour le football français : les Gones et les Monégasques doivent valider leur billet la semaine prochaine pour que la France garde son rang à l’abri.