Le président de l’UEFA s’est dit choqué par la levée de la suspension de l’attaquant américain lors du dernier Mondial, dans un contexte qu’il juge problématique.
La parole est rare, elle n’en est que plus notable. Dans un podcast diffusé récemment, Aleksander Ceferin est revenu sur l’un des épisodes les plus commentés de la dernière Coupe du monde : l’autorisation accordée à Folarin Balogun de disputer le huitième de finale des États-Unis face à la Belgique, alors qu’il était initialement suspendu. Le président de l’UEFA a exprimé sans détour son incompréhension, estimant que cette décision posait un problème de principe pour l’ensemble du football.
Un revirement qui avait fait débat
L’attaquant américain devait initialement purger une suspension. Il n’était donc pas censé participer à cette rencontre, finalement remportée par la Belgique sur le score de 4-1.
La décision a pourtant été revue. La FIFA l’a autorisé à disputer le match, un revirement qui a immédiatement suscité des interrogations au sein du monde du football.
Le contexte de cette décision alimente la polémique. Selon plusieurs médias, le président des États-Unis serait intervenu auprès du président de la FIFA, ce dernier ayant assuré que la décision avait été prise de manière indépendante.
Un dirigeant qui ne cache pas son incompréhension
Le patron du football européen n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié l’épisode de plus que choquant, estimant qu’une instance qui ne respecte pas ses propres règles vide le jeu de son sens.
Il a souligné une contradiction à ses yeux. Selon lui, certaines fédérations situées hors d’Europe ont été suspendues précisément pour des faits d’ingérence gouvernementale, ce qui rend la situation d’autant plus difficile à comprendre.
Il affirme enfin ne pas être isolé. Presque tout le monde aurait été choqué selon lui, mais « tout le monde n’a pas osé parler », une formule qui en dit long sur le climat régnant dans les instances.
Une nouvelle tension entre les deux instances
Cette sortie s’ajoute à une période agitée. Le président de la FIFA fait face depuis plusieurs semaines à une contestation interne, marquée notamment par le départ d’un cadre de l’instance après des critiques publiques.
Les relations entre les deux organisations restent tendues. L’UEFA s’était déjà opposée frontalement à un projet de société commerciale porté par la FIFA, finalement abandonné cet été.
Le dirigeant italo-suisse poursuit néanmoins ses projets. Il a récemment confirmé le lancement d’une nouvelle compétition de jeunes, comme le détaillait notre article sur cette Coupe du monde U15, alors qu’il briguera un nouveau mandat au printemps.