La Ligue Auvergne-Rhône-Alpes a refusé la proposition de conciliation formulée en faveur du FC La Tour Saint-Clair, qui perd définitivement son accession.
Le feuilleton aura duré tout l’été. Privé de montée en Régional 1 à la suite des incidents survenus lors de son déplacement à La Roche-sur-Foron fin avril, le FC La Tour Saint-Clair a mené la bataille jusqu’au bout. Le club nord-isérois avait pourtant obtenu gain de cause devant le conciliateur du Comité national olympique et sportif français. Mais la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes a refusé cette proposition, mettant un terme définitif à ses espoirs de promotion.
Un match arrêté et des décisions contradictoires
Tout remonte à la fin du mois d’avril. La rencontre entre le FC du Foron et les Turripinois avait été définitivement interrompue à la suite d’incidents impliquant des supporters, alors que les visiteurs menaient largement.
Les instances ont d’abord tranché en leur faveur. En première instance, le club nord-isérois avait été dédouané, ce qui préservait sa position sportive et sa montée.
La décision d’appel a tout renversé. Les deux formations ont finalement été sanctionnées par un match perdu, une issue qui privait les Turripinois de leur accession au niveau régional.
Un avis favorable resté sans effet
Les dirigeants avaient annoncé leur détermination. Dès le mois de juillet, ils affirmaient dans les colonnes du Dauphiné Libéré vouloir aller jusqu’au bout de la procédure pour récupérer leur promotion.
Le CNOSF leur avait donné raison. Après examen du dossier, le conciliateur avait formulé une proposition allant dans le sens du club, ce qui laissait entrevoir une issue favorable.
La Ligue régionale a toutefois choisi de ne pas la suivre. Cette décision, annoncée par le club dans un communiqué, referme définitivement le dossier faute d’autre voie de recours interne.
Un club qui affiche sa dignité
Le ton du communiqué reste mesuré. Les dirigeants disent prendre acte de la décision avec une profonde incompréhension et un réel sentiment d’injustice, tout en assurant avoir défendu leur cause avec sérieux et détermination.
Ils ont choisi de se tourner vers l’avenir. Selon eux, cette épreuve ne modifie ni l’identité, ni les ambitions, ni les valeurs de la structure fondée en 2002, qui remercie l’ensemble de ses licenciés et bénévoles.
Ce dossier rappelle la portée limitée des conciliations. La recommandation du CNOSF n’engage jamais les instances, comme l’ont montré cet été des dossiers aux issues opposées, du succès de l’UF Touraine à l’échec des Girondins de Bordeaux.