Dans son premier débrief de la saison, l’instance admet une erreur sur l’ouverture du score contre Auxerre, tout en validant les deux exclusions du week-end.
L’exercice est désormais habituel, mais il reste scruté. La direction de l’arbitrage de la Fédération française de football a publié ce mardi son analyse des situations litigieuses de la première journée de Ligue 1. Si l’instance valide la majorité des décisions prises, elle reconnaît en revanche une erreur sur le penalty accordé au RC Lens face à Auxerre, à l’origine de l’ouverture du score dans une rencontre finalement largement remportée par les Sang et Or.
Une faute de main non caractérisée
L’action avait suscité des interrogations. À la 12e minute, l’arbitre avait sanctionné une main dans la surface auxerroise, alors que les deux joueurs concernés se tenaient mutuellement le bras au moment où le ballon retombait.
L’instance s’appuie sur la règle applicable. Elle rappelle qu’une main n’est sanctionnable que si le joueur touche délibérément le ballon ou s’il augmente artificiellement la surface couverte par son corps.
Aucune de ces conditions n’était réunie. Le défenseur ne maîtrisait plus le mouvement de son bras, tenu par son adversaire, ce qui rend selon l’instance la faute non caractérisée et le penalty injustifié.
Le VAR aurait dû intervenir
La responsabilité est également collective. Selon la direction de l’arbitrage, l’assistance vidéo aurait dû recommander un visionnage afin que l’arbitre central revienne sur sa décision et annule la sanction.
Les échanges enregistrés montrent l’inverse. L’arbitre vidéo avait confirmé l’analyse de son collègue, estimant que la main était clairement établie et qu’aucun hors-jeu ne précédait l’action.
Le penalty avait été transformé par Florian Thauvin. Il lançait les Lensois vers un large succès, détaillé dans notre compte rendu de la rencontre, sans que le résultat final ne soit remis en cause par cette analyse.
Deux exclusions validées
Le reste du débrief est plus favorable aux officiels. L’exclusion du défenseur auxerrois Christ Makosso, intervenue à la 35e minute, est jugée conforme aux lois du jeu.
L’instance détaille son raisonnement. Compte tenu du contrôle du ballon, de la direction de la course et de l’absence d’autre défenseur, la probabilité d’une occasion de but était selon elle très élevée.
Le carton rouge de Samir El-Mourabet est également confirmé. Le geste du milieu strasbourgeois envers Pierre-Emile Højbjerg constitue un acte de brutalité, l’instance précisant que le contact effectif avec l’adversaire ne modifie pas la qualification de l’infraction.
Ces publications interviennent dans un contexte particulier. Plusieurs entraîneurs ont exprimé leur agacement ces derniers jours, à l’image de Luis Enrique, dont nous rapportions les propos sur les échanges avec le corps arbitral.