Selon Ouest-France, l’entraîneur limogé a découvert dès la reprise un groupe démoralisé par les conséquences financières de la relégation.
Il y avait forcément une explication à un tel naufrage. Dernier de Ligue 2 après trois défaites en trois journées, le FC Nantes a limogé Michel Der Zakarian dans une décision aussi rapide que rare. Selon Ouest-France, une partie de la réponse se trouve dans les contrats des joueurs. Dès la reprise de l’entraînement, le technicien aurait retrouvé un effectif profondément marqué par la baisse de rémunération entraînée par la descente à l’échelon inférieur.
Une clause prévue par les règlements
Le mécanisme n’a rien d’exceptionnel. Les règlements de la Ligue prévoient une réduction automatique des salaires en cas de relégation, une disposition intégrée à la plupart des contrats dans les clubs qui luttent pour le maintien.
La baisse de référence s’élève à vingt pour cent. Elle s’applique de manière générale, sans distinction entre les profils ou l’ancienneté des joueurs concernés.
Certains contrats vont bien au-delà. Selon le quotidien régional, la diminution peut atteindre trente à quarante pour cent du salaire brut pour les rémunérations les plus élevées de l’effectif.
Un vestiaire touché dès la reprise
L’entraîneur en aurait pris la mesure immédiatement. Lors de ses premiers échanges avec le groupe, il aurait constaté que ses joueurs digéraient mal les conséquences financières de la saison précédente.
Beaucoup espéraient une autre issue. Un transfert ou un prêt leur aurait permis d’échapper à cette réduction, mais le marché n’a pas offert les portes de sortie attendues.
FC Nantes. Pourquoi rien n’a marché dans le troisième mandat de Michel Der Zakarian à la tête des Canaris #FCNantes #Nantes #Loire-Atlantique @OuestFrance https://t.co/oG4QLnVJLZ
— David Phelippeau (@dphelippeau) August 25, 2026
Le climat s’en est ressenti sur le terrain. Le club a bien tenté de recruter des profils porteurs d’un état d’esprit différent, sans que cela ne se traduise dans les résultats.
Un troisième mandat compromis d’entrée
Le technicien héritait donc d’une situation dégradée. Rappelé en cours de préparation, il n’a jamais pu inverser une dynamique installée avant même son arrivée, comme le détaillait notre article sur la crise traversée par le club.
Les doutes existaient en interne. Selon la presse régionale, un dirigeant aurait confié à son entourage regretter ce choix, révélant un désaccord plus profond que le seul bilan comptable.
La direction a fini par trancher. Elle s’est séparée de son entraîneur après trois journées seulement, comme le rapportait notre article sur son limogeage, laissant à son successeur un vestiaire à reconstruire autant qu’une équipe à relancer.