La clause que Textor n’a pas négociée pour Barcola coûte des millions à l’OL

Gabriel Gromellon

27 août 2026 15h28

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La clause que Textor n’a pas négociée pour Barcola coûte des millions à l’OL

Crédit Photo - IconSport

Faute d’intéressement à la revente lors du départ de Barcola vers Paris, le club lyonnais ne percevra qu’une fraction du transfert record vers Liverpool.

Trois ans plus tard, la note se paie. Alors que le Paris Saint-Germain et Liverpool ont trouvé un accord autour de 140 millions d’euros pour Bradley Barcola, l’Olympique lyonnais ne touchera qu’environ 4,9 millions sur cette opération révèle L’Equipe. La raison tient à l’accord signé en 2023, sous la direction de John Textor : aucun pourcentage sur une future revente n’y avait été inscrit. Un choix qui prive aujourd’hui le club d’une somme considérable même si à l’époque le club avait pu vendre Barcola pour 50M€.

Une indemnité réduite au minimum réglementaire

Le club rhodanien ne percevra que ce que la réglementation lui garantit. Le mécanisme de solidarité instauré par la Fédération internationale prévoit une redistribution aux clubs formateurs lors d’un transfert vers l’étranger.

La part reste modeste. Elle avoisine 3,5 % du montant total, soit 4,9 millions d’euros dans ce dossier, à condition que l’ensemble des bonus soient atteints.

Aucun complément n’est prévu. L’ailier avait été cédé au club parisien pour cinquante millions bonus compris, sans clause d’intéressement en cas de revente future.

Ce qu’une clause peut rapporter

Un autre dossier illustre l’écart. Début août, le club lyonnais a encaissé près de 7,5 millions d’euros lors du transfert de Bruno Guimarães vers Arsenal, pour une opération pourtant estimée à 87,5 millions.

La différence tient à une seule ligne de contrat. Lors de la vente du Brésilien à Newcastle en 2022, un intéressement de 20 % sur la plus-value avait été négocié, avant l’arrivée de la direction suivante.

D’autres clubs français en font une méthode. Le LOSC continue ainsi d’encaisser des millions sur des joueurs partis depuis longtemps, comme le détaillait notre article sur les clauses systématiquement négociées par sa direction.

Un manque à gagner au pire moment

Le contexte rend cette somme d’autant plus précieuse. Éliminé de la Ligue des champions mercredi soir, le club a vu s’envoler les revenus espérés de la phase de ligue.

Le budget avait toutefois été bâti avec prudence. Il reposait sur une participation à la Ligue Europa, ce qui limite l’ampleur du choc comptable.

Deux ventes restent nécessaires d’ici lundi. Elles interviendront alors que le transfert de l’ailier constitue un record pour le championnat, comme le rapportait notre article sur cet accord historique.