Faute d’offres conformes aux exigences stéphanoises, les deux attaquants devraient rester, ce qui équivaudrait à un recrutement de choix.
Le scénario s’inverse à mesure que les heures défilent. Zuriko Davitashvili et Lucas Stassin ont bien obtenu l’autorisation de quitter l’AS Saint-Étienne, mais à une condition stricte : que les clubs intéressés s’alignent sur les montants réclamés. Or, à quelques jours de la fermeture du marché, aucune proposition n’est parvenue sur le bureau des dirigeants. Conserver les deux internationaux constituerait alors le meilleur renfort possible pour une équipe qui vise la remontée.
Un bon de sortie très encadré
La position des dirigeants n’a jamais varié. Selon Le Progrès, le directeur général a bien accordé son feu vert aux deux attaquants, sans pour autant ouvrir la porte à des départs au rabais.
Un précédent éclaire cette fermeté. La direction avait refusé près de trente millions d’euros du Paris FC pour son avant-centre belge la saison passée, ce qui donne la mesure de ses exigences actuelles.
Le club a les moyens de patienter. Solide leader du classement de Ligue 2 après trois victoires en autant de rencontres, il n’a aucune raison financière de céder à la précipitation.
Deux joueurs peu enthousiastes
Les intéressés voyaient les choses autrement. Ni l’international géorgien ni l’attaquant belge ne se réjouissaient à l’idée de disputer un nouvel exercice loin de l’élite.
Leur statut explique cette réticence. Tous deux comptent parmi les meilleurs éléments offensifs du championnat, avec des dimensions qui dépassent largement ce niveau de compétition.
La perspective sportive tempère toutefois leur déception. Le club fait figure de grandissime favori pour retrouver la Ligue 1 en fin de saison, ce qui limiterait cet exil au deuxième échelon à quelques mois.
Un dégraissage en trompe-l’œil
Le club a pourtant beaucoup bougé cet été. Mickaël Nadé est parti après douze années dans le Forez, dans une semaine marquée par plusieurs départs et par les incertitudes autour de l’infirmerie.
Les cadres offensifs échappent à ce mouvement. La direction distingue clairement les éléments jugés remplaçables de ceux qui portent le projet de remontée.
Un rendez-vous est déjà fixé. Si aucune offre ne se concrétise d’ici mardi soir, le dossier ressurgira lors du marché hivernal, avec des joueurs alors à six mois du terme de leur cycle stéphanois.