Trois minutes étaient annoncées, l’égalisation parisienne est tombée bien après. Plusieurs éléments justifient cette prolongation.
Le chiffre nourrit la colère lilloise. Trois minutes de temps additionnel avaient été affichées au tableau, mais Marquinhos a égalisé à la 94e minute et douze secondes, soit plus d’une minute au-delà du délai annoncé. De quoi provoquer l’incompréhension dans le camp nordiste. Plusieurs éléments survenus durant cette période expliquent pourtant cette prolongation, à commencer par un épisode impliquant le gardien lillois.
Un avertissement au gardien
L’action la plus déterminante concerne Berke Özer. Le portier est resté au sol après un contact jugé bénin avec l’ailier parisien Mika Godts, dans les dernières secondes.
L’arbitre l’a explicitement prévenu. Selon Nabil Bentaleb, qui a rapporté la scène au micro du diffuseur, l’officiel a signifié au gardien qu’une minute serait ajoutée s’il restait au sol.
Le temps de jeu perdu a été décompté. Le gardien ayant tardé à se relever, l’arbitre a effectué un geste vers la touche pour signifier que le chronomètre continuait de tourner.
Un premier but déjà dans le temps additionnel
Une autre séquence a allongé la rencontre. Le premier but parisien avait été inscrit alors que le temps additionnel avait déjà débuté, entraînant les célébrations et la remise en jeu.
Ces arrêts s’ajoutent mécaniquement. La règle prévoit que le temps consacré aux célébrations et aux reprises de jeu soit compensé, ce qui explique une partie du dépassement.
🎙️ Nabil Bentaleb : "On aurait mérité mieux ce soir."
— L1+ (@ligue1plus) August 28, 2026
La déception du milieu de terrain lillois au micro de Ligue 1+ 👀#LOSCPSG pic.twitter.com/qr4cYlD06L
Le règlement laisse la main à l’arbitre. La durée annoncée constitue un minimum, l’officiel conservant la faculté de prolonger selon les événements survenus durant cette période.
Des réactions contrastées côté lillois
Plusieurs joueurs ont préféré la retenue. Romain Perraud a refusé de commenter l’arbitrage, tandis que Nabil Bentaleb évoquait les conséquences qu’entraînent ce type de déclarations.
Le président s’est montré moins mesuré. Olivier Létang a dénoncé un scandale en zone mixte, devant les journalistes présents, comme le rapportait notre article sur la colère des Nordistes.
La frustration reste compréhensible. Le club menait de deux buts à l’entrée du temps additionnel et a tout perdu en quelques instants, comme le racontait notre compte rendu de la rencontre.