Bordeaux réintégré en National 2, sous pression le Comex va enfin trancher

Gabriel Gromellon

2 septembre 2026 20h50

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Bordeaux réintégré en National 2, sous pression le Comex va enfin trancher

Crédit Photo - IconSport

Le comité exécutif de la FFF se réunit jeudi soir pour statuer sur l’avenir des Girondins, après l’intervention de la ministre des Sports.

Le dossier s’est débloqué en vingt-quatre heures. Après plusieurs jours d’immobilisme, la Fédération française de football a convoqué un comité exécutif qui se réunira jeudi soir pour statuer sur l’avenir des Girondins de Bordeaux révèle Sud Ouest. Cette convocation intervient au lendemain d’une prise de position de la ministre des Sports, qui a adressé un courrier au président de l’instance.

Une intervention ministérielle

La ministre s’est exprimée mercredi. Sur les antennes du réseau Ici, Marina Ferrari a estimé qu’une voie devait être trouvée avant une descente au niveau régional et une éventuelle disparition du club.

Elle a toutefois posé une limite. La ministre précise ne pas souhaiter forcer une réintégration, une décision qui ne relève de toute façon pas de ses attributions.

Ses arguments rejoignent ceux du club. Elle évoque le maintien de l’emploi, l’absence de locomotive et de centre de formation dans la région, ainsi que le plan de remboursement des dettes.

Une décision attendue jeudi soir

L’instance devra trancher. Le comité exécutif examinera la situation d’un club exclu des championnats nationaux depuis juin dernier.

Deux issues restent possibles. Une réintégration ouvrirait la voie au projet de reprise, tandis qu’un refus conduirait vraisemblablement à une liquidation judiciaire.

Les repreneurs ont conditionné leur engagement. Le futur président annoncé avait prévenu que l’accord tomberait sans réintégration à un échelon national.

Une concession supplémentaire

La demande du club a évolué. Ses dirigeants proposent désormais un départ en National 2, soit un échelon de plus que ce qui était initialement réclamé.

Le plan de continuation reste en vigueur. Il prévoit le remboursement de vingt-cinq millions d’euros de dettes, un engagement que les repreneurs disent pouvoir tenir.

Le temps presse pour toutes les parties. Les championnats ont repris depuis plusieurs semaines, ce qui complique chaque jour davantage la reconstruction sportive du club.