La position du gardien russe sur le but victorieux de Monaco a relancé un débat que Paris croyait clos depuis janvier.
Il avait mis dix-huit mois à s’imposer, il pourrait perdre son statut en trois journées. Matveï Safonov traverse un début de saison compliqué avec le Paris Saint-Germain, à l’image d’une équipe toujours sans victoire en Ligue 1. Le portier russe a encaissé huit buts en cinq rencontres toutes compétitions confondues, et son placement a été discuté sur la frappe de Stanis Idumbo qui a offert la victoire à l’AS Monaco vendredi. En coulisses, Lucas Chevalier observe et attend.
Ce que dit L’Équipe sur la position de Luis Enrique
Selon le quotidien, l’entraîneur espagnol devrait maintenir sa confiance à Safonov pour le moment. Le crédit du Russe n’est pourtant pas illimité, et le technicien a déjà montré qu’il savait bousculer sa hiérarchie.
C’est précisément lui qui avait rétrogradé Chevalier fin janvier, moins de six mois après son arrivée en provenance de Lille. Il avait aussi tranché sans hésiter dans les cas de Lucas Digne et d’Ousmane Dembélé ces dernières semaines.
Le contexte défensif ne joue pas en faveur du gardien : Paris vient d’égaler un record défensif qu’il n’avait plus connu depuis 2005.
Chevalier n’a plus joué depuis le mois de janvier
La situation du Français est singulière. Recruté à l’été 2025 pour être le numéro un, il n’a plus disputé la moindre rencontre officielle depuis une séance de tirs au but remportée face à Marseille en Trophée des champions, en janvier.
Il a refusé de partir cet été malgré des pistes concrètes, alors que son salaire mensuel compliquait de toute façon un prêt. Le PSG a par ailleurs tenté de recruter un troisième gardien, Zion Suzuki, sans conclure l’opération.
Pour espérer récupérer sa place, l’ancien Lillois sait qu’il lui faudra convaincre à l’entraînement et compter sur une mauvaise passe durable de son concurrent.
Une entrée en Ligue des champions comme indicateur
Le PSG reçoit le Slovan Bratislava mercredi 9 septembre à 21 heures pour son entrée dans la phase de ligue. Le choix du gardien dira beaucoup de l’état d’esprit du staff.
Luis Enrique, lui, a défendu le contenu du match face à Monaco en estimant que son équipe méritait la victoire.