Le consultant a refusé de saluer l’exploit lensois à Prague, en pointant un traitement médiatique qu’il juge à géométrie variable.
Tout le monde n’a pas retenu la même chose de cette soirée. Après la victoire 3-2 arrachée par le RC Lens sur la pelouse du Slavia Prague dans le temps additionnel, jeudi 10 septembre, Samir Nasri a pris le contre-pied de l’enthousiasme général sur le plateau du Canal Football Club. Le consultant reconnaît la performance comptable, mais conteste la manière dont elle est commentée, en la comparant à ce qui serait dit d’autres clubs français dans la même situation.
Une comparaison avec Marseille et Lyon
Son argument porte moins sur Lens que sur le regard porté sur les autres. Il estime que si l’Olympique de Marseille ou l’Olympique lyonnais avaient livré une prestation comparable, le traitement aurait été bien plus sévère.
« Arrêtez, soyez honnêtes », a-t-il lancé à ses interlocuteurs, en jugeant excessif de parler d’exploit du siècle pour un match où les Artésiens ont été menés deux fois.
Une prestation effectivement laborieuse
Les faits ne contredisent pas totalement son analyse. Les Sang et Or ont évolué en supériorité numérique pendant toute la seconde période, après l’exclusion de Konečný à la 50e minute, sans parvenir à en tirer profit avant la 74e.
Ils ont même été menés 2-1 jusqu’à la 88e, avant que Florian Thauvin puis Ruben Aguilar ne renversent la rencontre en deux minutes. Le Slavia n’avait plus gagné en Ligue des champions depuis 2007.
Trois points qui comptent quand même
Reste que le résultat est là, et il pèse. Ces trois points constituent une entrée en lice réussie pour un club qui découvrait la compétition avec un effectif jeune.
Ils font également remonter la France au classement UEFA de la saison, après une soirée d’ouverture décevante pour Lille. Le récit de cette fin de match figure dans nos comptes rendus de la première journée.