La cour d’appel de Paris a fixé à 60 000 euros le préjudice subi par le club, qui en réclame 61 millions de moins dans l’autre sens.
Le rapport de force n’a pas changé, mais le club a obtenu quelque chose. La cour d’appel de Paris a statué le 3 septembre dernier sur une demande du Paris Saint-Germain, qui réclamait réparation pour l’indisponibilité de sa trésorerie entre le 10 avril et le 25 mai 2025, période durant laquelle ses comptes ont fait l’objet de saisies. Kylian Mbappé doit lui verser 60 000 euros à ce titre.
Une ligne de crédit activée
Le club a justifié sa demande par les conséquences concrètes de ces saisies. Il a dû mobiliser une ligne de crédit pour faire face à ses besoins de financement courant, ce qui a généré des frais supplémentaires.
C’est ce surcoût que la juridiction a retenu pour fixer l’indemnité. La décision porte uniquement sur ce point précis.
Le PSG débouté sur trois autres demandes
Le club réclamait par ailleurs réparation pour préjudice moral, préjudice d’image et atteinte à sa réputation. Ces trois demandes ont été rejetées.
Le litige principal reste d’une tout autre ampleur : en décembre 2025, les prud’hommes avaient condamné le club à verser 61 millions d’euros à son ancien joueur, au titre de salaires impayés et de primes non réglées.
Un dossier pas nécessairement refermé
Rien n’indique à ce stade que les parties en resteront là. Une décision de cour d’appel peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation.
Ni le club ni le joueur n’ont communiqué sur cette décision. Le Français poursuit sa saison au Real Madrid, où il vient de franchir la barre des 600 contributions, tandis que le PSG a décroché sa première victoire en Ligue 1 dimanche.