Rennes ne lâche pas l’affaire du Parc des Princes, le CNOSF saisi

Gabriel Gromellon

15 septembre 2026 18h50

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Rennes ne lâche pas l’affaire du Parc des Princes, le CNOSF saisi

Crédit Photo - IconSport

Le club breton conteste la décision de la Ligue qui l’oblige à se déplacer à Paris en mars, après l’inversion du match aller.

Tout est parti d’une pelouse impraticable. Le Stade Rennais a saisi vendredi le Comité national olympique et sportif français, selon L’Équipe, pour contester la décision de la Ligue qui l’oblige à se déplacer au Parc des Princes en mars. La rencontre aller, initialement prévue à Paris, avait dû être délocalisée au Roazhon Park le 23 août, un champignon ayant ravagé la pelouse parisienne. Rennes voulait aussi recevoir le retour, la Ligue en a décidé autrement.

Ce que reproche le club breton

Les Bretons estiment avoir été pénalisés pour avoir rendu service. Ils avaient accepté d’organiser la rencontre en quatre jours, en pleine période de vacances pour leurs supporters, en pensant que cela ne modifierait pas le calendrier du retour.

Ils relèvent par ailleurs que le PSG a écopé de 150 000 euros d’amende pour n’avoir pas été en mesure de présenter une pelouse jouable, et jugent contradictoire d’en subir eux-mêmes les conséquences sportives.

La canicule contestée comme argument

Le club réfute également la notion de circonstance exceptionnelle invoquée par les Parisiens en raison de la chaleur estivale. Selon lui, un épisode caniculaire ne peut pas exonérer automatiquement un club de sa responsabilité d’organisateur.

Il souligne enfin le désavantage sportif de devoir enchaîner plusieurs déplacements fin février et début mars, avec Marseille, Paris puis Le Mans, sans compter d’éventuelles échéances en Coupe de France ou en Ligue Europa.

La position de la Ligue

L’instance défend une logique d’équité. Chaque club doit disputer autant de rencontres à domicile qu’à l’extérieur, et une inversion à l’aller implique mécaniquement la même chose au retour.

Elle rappelle également que les Bretons auraient pu refuser cette inversion, auquel cas le match aurait simplement été reporté.

Un avis, pas une décision

Le comité dispose d’un mois pour convoquer les deux parties avant de se prononcer. Son avis n’aura toutefois aucun caractère contraignant : la Ligue restera libre de le suivre ou non.

La rencontre aller s’était soldée par un nul 2-2. Les Bretons ont depuis pris la tête du classement de Ligue 1 avant de la céder à Monaco.