Trois solutions ont été étudiées pour permettre à Saintes d’accueillir les Girondins, toutes ont échoué.
Le constat est sévère et il vient de l’institution elle-même. La Ligue de Football Nouvelle-Aquitaine a publié un communiqué détaillant dix jours de démarches pour permettre la tenue du match de Coupe de France entre l’ES Saintes et les Girondins de Bordeaux. Trois pistes ont été explorées, toutes se sont heurtées à une impossibilité administrative ou financière. Le club charentais aurait dû assumer près de 40 000 euros de frais de sécurisation.
Trois solutions, trois échecs
La première consistait à accueillir la rencontre au stade Yvon-Chevalier, y compris à huis clos. Les exigences formulées par les autorités locales et les services de l’État ont rendu l’opération impossible pour un club de deuxième division départementale.
L’inversion du match à Bordeaux a ensuite été étudiée. La métropole et le club ont fait état de l’indisponibilité du stade, les Girondins invoquant par ailleurs une impossibilité matérielle et financière.
Un terrain neutre également écarté
La Ligue a proposé d’accueillir elle-même la rencontre sur son centre technique régional de Puymoyen, à huis clos, comme elle l’avait déjà fait dans une situation comparable il y a deux saisons.
Les services de l’État ont indiqué ne pas disposer des ressources nécessaires pour assurer le dispositif, celles-ci étant déjà mobilisées sur un autre événement.
Les questions posées par l’instance
Le communiqué dépasse le cas de cette rencontre. L’instance s’interroge sur la capacité des clubs amateurs à supporter plusieurs dizaines de milliers d’euros de dépenses de sécurité.
Elle demande comment garantir la tenue d’une compétition lorsqu’un participant génère des exigences sans commune mesure avec les moyens de ses adversaires, et appelle l’État, les ministères concernés et la Fédération à engager une réflexion.
Une décision sportive en dernier recours
Faute de solution, les instances compétentes pourraient être amenées à statuer sur les suites sportives à donner à cette rencontre.
C’est précisément ce que la Ligue dit vouloir éviter. Le match avait été reporté par la préfecture, alors que le club bordelais traverse une crise institutionnelle qui pourrait aboutir à sa liquidation.