« Nous étions comme des fantômes », Andy Robertson revient sur la mort tragique de Diogo Jota et des conséquences sur la saison de Liverpool

Maxime Guy

24 septembre 2026 07h54

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« Nous étions comme des fantômes », Andy Robertson revient sur la mort tragique de Diogo Jota et des conséquences sur la saison de Liverpool

Crédit Photo - IconSport

Le 3 juillet 2025, Diogo Jota et son frère ont perdu la vie dans un terrible accident de voiture. Plus d’un an après drame, Andy Robertson a décidé de revenir sur la perte de son ami et des conséquences sur la saison compliquée des Reds.

La disparition tragique de Diogo Jota continue de hanter les esprits à Liverpool, plusieurs mois après le drame. Désormais joueur de Tottenham, Andy Robertson est revenu sur cette terrible période et sur les conséquences qu’elle a pu avoir sur les Reds. L’ancien latéral gauche de Liverpool reconnaît que le groupe a profondément été marqué par la perte brutale et inattendue de son coéquipier et ami.

« C’est difficile de décrire et parler de ça parce que ce que nous avons traversé est affreux. Si l’on parle des nouvelles recrues, elles sont arrivées dans un club au coeur brisé. C’est là que j’avais vraiment de la peine pour ces gars: ils venaient de signer, parfois pour des sommes importantes. Il leur a fallu des mois pour trouver leurs marques, car nous étions comme des fantômes », confie-t-il dans un épisode d’Overlap.

Le football est passé au second plan à Liverpool

Dans ces circonstances, le football est naturellement passé au second plan pour des joueurs frappés de plein fouet par le deuil : « Le football nous importait peu. On venait de perdre l’un de nos meilleurs amis dans le vestiaire. Tous les footballeurs ont cette niaque, cette rage de vaincre, et je pense que lorsqu’on perd ce supplément d’âme, il arrive qu’on ne puisse plus donner le meilleur de soi-même. Avec le recul, je crois que nous avons perdu cette flamme, cette détermination la saison dernière. »

Andy Robertson poursuit : « On se disait parfois: ‘à quoi bon?’ Il suffisait de voir ce que traversait sa famille, ses enfants. Nous étions en plein deuil… C’était notre pote. Pour nous, ce n’était pas juste un footballeur, c’était un coéquipier, un ami. C’était une épreuve incroyablement difficile. J’avais assisté à son mariage la semaine précédant sa mort. Passer de l’un à l’autre… C’est sans doute l’une des choses les plus éprouvantes qu’on puisse vivre. Le voir vivre le plus beau jour de sa vie, et ensuite, la semaine suivante, voir sa famille brisée. »