Expulsé en fin de match à Caen, l’entraîneur de Rouen dénonce la lenteur des vérifications vidéo qui ont rythmé le derby normand.
La première défaite de la saison ne l’a pas fait sortir de ses gonds. L’arbitrage, si. Au lendemain du revers de Rouen à Caen (3-2), jeudi en Ligue 3, Régis Brouard a reconnu la supériorité de son adversaire, mais s’en est vivement pris au dispositif de vidéo mis en place dans la division. Exclu pour contestation dans le temps additionnel, le technicien réclame un niveau d’exigence digne d’un championnat professionnel.
Sept minutes pour une main
Ce qui l’exaspère, ce sont les délais. Il rappelle qu’un but de son équipe a été annulé après de longues minutes de vérification, pour une main qu’il juge contestable.
Le deuxième but caennais a lui aussi mis du temps à être validé. Il affirme que les arbitres ne sont parfois même pas d’accord entre eux, et s’interroge sur la manière de travailler dans ces conditions.
« Des décisions peuvent être gravissimes »
L’entraîneur assure ne pas parler uniquement pour son club. Il estime que la Ligue 3, avec ses ambitions et la pression qui pèse sur les résultats, mérite mieux.
Il rappelle que certaines décisions peuvent avoir des conséquences lourdes pour des clubs qui visent la montée, comme Rouen et Caen.
Il reconnaît la supériorité caennaise
Sur le plan du jeu, il admet un mauvais début de match face à une équipe très intense, et regrette le but encaissé sur corner.
Il pointe aussi un manque d’engagement dans les duels sur les deux buts concédés juste avant la pause. Il refuse toutefois toute remise en question, rappelant que son équipe avait jusqu’ici la meilleure attaque et la meilleure défense.
Rouen reste leader
Malgré ce revers, les Rouennais conservent la tête, avec deux longueurs d’avance sur les Caennais.
Le récit du derby revient sur cette soirée agitée, et le détail figure au classement de la Ligue 3.