Dans un long entretien accordé à L’Equipe, Grégory Lorenzi, le directeur sportif de l’Olympique de Marseille, est sorti du silence à propos de l’avenir de Bruno Genesio mais aussi du mercato estival.
5 défaites sur les 5 derniers matchs. L’Olympique de Marseille est plus que jamais englué dans une crise de résultats. Marqué par des résultats décevants et des contraintes financières sévères, Grégory Lorenzi a pris la parole dans un long entretien accordé à L’Équipe. Le directeur sportif marseillais a tenu à faire le point sur deux dossiers brûlants, à savoir la situation de son entraîneur Bruno Genesio et les perspectives du prochain mercato hivernal.
« On peut comprendre qu’il soit agacé parce qu’il sent qu’il y a du bon contenu, il y a de la frustration. Cela ne signifie pas qu’il y a des frictions en interne. On est tous lucides et ça ne remet pas en cause le projet du coach à l’OM. (…) Le coach s’est engagé avec nous jusqu’en 2028, on se projette avec Bruno et il n’y a pas de sujet là-dessus, tout simplement », affirme-t-il dans un premier temps avant d’évoquer le prochain mercato hivernal.
L’OM va encore l’avoir dur cet hiver
Grégory Lorenzi en a profité pour faire de lourdes révélations sur le mercato hivernal, qui mine de rien, approche : « Le plus important est de ne pas parler d’objectifs. Non, ce n’est pas janvier, c’est un process et il faut apporter de la sérénité, arrêter de penser uniquement par le mercato. On a une contrainte qui est la DNCG, on prépare une audition en décembre et ce sera en fonction de ça qu’on verra. Aujourd’hui, je ne peux répondre ni sur les arrivées ni sur les départs. Quand on parle à un agent ou un joueur, ça attire. Après, on ne peut pas dire à un joueur d’attendre le dernier moment. On se doit d’être honnête. Je ne vais pas dire qu’on travaille pour rien, mais au sein de ma cellule, ils se disent parfois : « On ne pourra pas ». Je leur réponds toujours : « Ne vous découragez pas, parce qu’au moins, on aura suivi ces joueurs. » Derrière, on voit où ils signent et on se dit : « Putain, on était sur le bon chemin. » Ça fait plaisir et ça frustre. » Vers un bis repetita cet hiver ?