Présent au jubilé de Robert Pirès, l’ancien coéquipier de Zinédine Zidane a salué son arrivée sur le banc des Bleus, tout en fixant ses exigences.
Le décor se prêtait aux souvenirs. Mardi soir, au stade Saint-Symphorien de Metz, Youri Djorkaeff faisait partie des champions du monde 1998 réunis pour le jubilé de Robert Pirès. Au micro de RMC Sport, l’ancien milieu offensif des Bleus a évoqué son compère d’attaque de 1998, Zinédine Zidane, désormais sélectionneur. S’il se réjouit de le voir à ce poste, Djorkaeff ne compte pas lui faire de cadeau. Il l’a dit sans détour : il attend beaucoup du jeu offensif de la nouvelle équipe de France.
Un sélectionneur qui jouait devant
Djorkaeff voit dans la nomination de Zidane la suite logique d’une filiation. Après Laurent Blanc puis Didier Deschamps, c’est un troisième champion du monde 1998 qui dirige les Bleus. Il cite aussi Thierry Henry, passé par la sélection olympique.
Mais pour lui, chacun a apporté sa propre patte. Et cette fois, la différence le touche directement. « De voir enfin un joueur technique qui jouait devant avec moi, qui est entraîneur, c’est bien », a-t-il confié.
« Je vais être encore plus intransigeant »
Djorkaeff n’a pas caché qu’il serait exigeant. « Je vais être encore plus intransigeant avec lui que je l’étais avec Lolo ou Dédé sur le jeu offensif », a-t-il prévenu, en référence à Laurent Blanc et Didier Deschamps.
🇫🇷 Youri Djorkaeff sur Zidane, au micro de RMC Sport : "Je vais être encore plus intransigeant avec lui qu’avec Laurent Blanc ou Didier Deschamps" https://t.co/x91jbomzCT
— RMC Sport (@RMCsport) October 6, 2026
Une manière de rappeler que le passé offensif de Zidane fait naître de fortes attentes, surtout chez ceux qui ont partagé le terrain avec lui.
Le geste juste, sur le terrain comme sur le banc
Djorkaeff a aussi expliqué ce qui faisait la force de Zidane, hier comme aujourd’hui. « Il est juste, il n’est pas dans la démonstration », a-t-il souligné. Selon lui, cette sobriété se retrouve dans sa façon de parler à ses joueurs.
Il estime que les jeunes Bleus profitent d’un discours direct, sans fioritures. Un atout pour un groupe qui se renouvelle.
Des premiers signaux encourageants
Les premiers résultats plaident pour Zidane. Avec trois victoires et un nul, les Bleus sont en tête de leur groupe de Ligue des nations. Lundi, la France a renversé la Belgique (4-1) grâce à des entrants décisifs. Zidane a toutefois pointé plusieurs axes de progrès après la rencontre.
Retrouvez aussi les équipes et les légendes réunies pour le jubilé de Robert Pirès. Prochain rendez-vous pour Zidane et les Bleus le 12 novembre en Italie, avant la réception de la Turquie à Bordeaux trois jours plus tard.