Vente du FC Nantes : un nouveau couac à 25 M€ pour les repreneurs, la DNCG pose ses conditions

Gabriel Gromellon

11 octobre 2026 14h50

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Vente du FC Nantes : un nouveau couac à 25 M€ pour les repreneurs, la DNCG pose ses conditions

Crédit Photo - IconSport

Le gendarme financier du football français réclame aux investisseurs menés par Paulo Tavares une somme bloquée sur un compte, ainsi qu’une série de garanties, avant d’envisager une audition sur le rachat du club.

Nouveau coup de frein pour le rachat du FC Nantes. Selon L’Équipe, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) exige des repreneurs une garantie de 25 millions d’euros, bloquée sur un compte bancaire, avant même de leur accorder un rendez-vous. Paulo Tavares et ses associés, qui ont signé un accord avec Waldemar Kita, n’ont donc toujours pas de date pour présenter leur projet. Un obstacle de plus, quelques jours seulement après l’avis défavorable des salariés du club.

Une somme calculée sur le déficit du club

Ces 25 M€ ne sortent pas de nulle part. Selon le quotidien sportif, le montant a été calculé en fonction du déficit structurel du club nantais sur les trois dernières saisons. Il doit permettre de couvrir les éventuels besoins financiers du FC Nantes une fois la vente réalisée.

Pour rappel, Waldemar Kita avait signé un accord de cession avec Phenix Sports Invest, la structure portée par Paulo Tavares, pour un montant estimé à 100 millions d’euros, toujours selon L’Équipe.

Moralité, origine des fonds, plan sur trois ans

La DNCG, forte de ses nouvelles prérogatives, ne se contente pas d’une garantie financière. Elle réclame aussi un rapport d’enquête de moralité indépendant sur les repreneurs, une présentation détaillée de l’actionnariat, des justificatifs sur l’origine des fonds et un plan de financement sur trois ans.

Les investisseurs espèrent réunir l’ensemble de ces documents d’ici mercredi prochain. Une audition pourrait alors avoir lieu une dizaine de jours plus tard. Mais en cas de garanties jugées insuffisantes, l’instance pourra tout simplement s’opposer à la vente.

Après le CSE, la DNCG

Ce couac à 25 M€ n’est pas le premier. Début octobre, le Comité social et économique du club avait émis à l’unanimité un avis défavorable au projet, en exprimant des doutes sur la fiabilité et la viabilité des repreneurs.

Sur le terrain, l’entraîneur Grégory Poirier tente de rester à l’écart du feuilleton. « Je n’ai pas eu de contact non plus avec l’éventuel repreneur », assurait-il en conférence de presse. Tenus en échec par Reims (0-0) samedi, les Canaris occupent la 13e place du classement de Ligue 2 avec 8 points.