Six saisons, 105 buts, trois FA Cup et un geste de légende : l’ancien chouchou de l’Emirates revient mardi à Londres, sous le maillot de Lille, pour un rendez-vous qu’il attendait en silence.
Il y a des retours qui ne ressemblent à aucun autre. Mardi soir, Olivier Giroud retrouvera l’Emirates Stadium, ce stade où il a vécu certaines des plus belles heures de sa carrière. Mais cette fois, le Français portera le maillot de Lille, adversaire d’Arsenal en Ligue des champions. À 40 ans, l’attaquant n’a pas caché ce lundi que ces retrouvailles le touchaient profondément. Il les espérait depuis la qualification de Lille, sans oser le dire.
Un rêve gardé pour lui
En conférence de presse, Giroud a fait une confidence qui en dit long sur son attachement aux Gunners. Dès la qualification du LOSC, il a pensé à Londres. « C’était quelque chose que je souhaitais en sachant qu’on était qualifiés en Ligue des champions. Je savais que Milan et Chelsea n’étaient pas de la partie donc j’espérais dans mon coin, secrètement, revenir ici à l’Emirates et j’ai beaucoup de chance », a-t-il confié, selon RMC Sport.
« J’ai beaucoup de chance. » Quelques mots simples, qui résument ce que représente ce match pour lui.
Six ans de souvenirs à Londres
Arrivé à Arsenal à l’été 2012 en provenance de Montpellier, Giroud y est resté jusqu’en janvier 2018. Six saisons durant lesquelles il a inscrit 105 buts et est devenu l’un des chouchous du public. Il y a remporté trois FA Cup et signé l’un des buts les plus célèbres de l’histoire du club : son « coup du scorpion » contre Crystal Palace, le 1er janvier 2017, récompensé du prix Puskás.
Ce passé, il sait qu’il va le retrouver en entrant sur la pelouse. « Ce sera quelque chose à gérer émotionnellement parlant », reconnaît-il, touché par l’attention que suscite son retour.
Le cœur à Londres, le maillot à Lille
Mais l’homme reste un compétiteur. Pas question de laisser la nostalgie l’emporter. « Je n’oublie pas que le plus important c’est l’équipe et je me considère comme un joueur d’équipe, je l’ai toujours fait », insiste-t-il.
Et quand on lui demande le scénario idéal, la réponse fuse : « Clairement, sans hésitation, une victoire de Lille ! » Face à un Arsenal privé de Saliba, Zubimendi et Hincapié, l’ancien chouchou du public espère bien jouer un mauvais tour à son ancien club. Coup d’envoi mardi à 21 heures.